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Reportage incendiaire de Vision 4 sur Remy Ngono : Denis Nkwebo, Aziz Mbohou et Lile Piedjou s’indignent

Reportage incendiaire de Vision 4 sur Remy Ngono : Denis Nkwebo, Aziz Mbohou et Lile Piedjou s’indignent

Le style employé par la chaine à capitaux privés Vision 4 dans un élement du journal de 20 h, édition du lundi 19 avril 2021 portant sur Rémy Ngono vient confirmer la plaie que dénonçaient déjà certains « vrais » professionnels du métier.

Reportage incendiaire de Vision 4 sur Remy Ngono : Denis Nkwebo, Aziz Mbohou et Lile Piedjou s’indignentMontage Vision 4- Capture d’écran

Le reportage qui fâche

C’est un reportage aux antipodes de l’éthique et de la déontologie, reconnues à la profession de journalisme qu’a servi hier, la chaine du puissant homme d’affaires camerounais Jean Pierre Amougou Belinga par la voix Raoul Christophe BIA.

En effet, c’est un élément empreint de subjectivité parce qu’émaillé d’injures, qu’a offert notre confrère à ses téléspectateurs. Le reporter nous ballade au tréfonds du village Efigmimbang au lieudit Ekoumdoum dans l’arrondissement d’Akono, région du Centre, endroit qui vit naitre le propriétaire du site « Coup Franc » en 1968.

Le journaliste a axé son papier sous l’angle du dénigrement. Pour lui, Remy Ngono Mbong de son vrai nom, est une « élite du bavardage sur Facebook », l’homme aux « allures féministes depuis son bas âge » qui a promis aux membres de sa famille de réhabiliter leurs « taudis » mais depuis des années, rien n’est fait.

Le village est d’après lui, le reflet des « chants d’oiseaux lugubres » et des maisons, « tristes » car « pour y entrer parfois, il faut adopter la posture de l’homoercteus qui nous rappelle l’époque de l’âge de la pierre taillée », décrit-il dans cet élément de reportage.

https://www.youtube.com/watch?v=vH8uNSi6f-s

Indignation des hommes de médias

À peine l’élément a été diffusé que les critiques surgissent de toutes parts. « Etre journaliste, ce métier de rêve vient d’être assassiné », s’est exclamé Aziz Mbohou, journaliste en service au quotidien public Cameroon Tribune. Même indignation pour Lile Piedjou, journaliste sur Canal 2 International : « Le métier est mort, on l’a enterré ce soir. Quelle tristesse !».

Pour sa part, Denis Nkwebo n’a pas caressé au sens du poil la chaine du Zomlo’o : « Charte universelle des journalistes Charte des devoirs: Article 5) s’obliger à respecter la vie privée des personnes. J’ai une pensée profonde pour tous ceux qui ont applaudi lorsque cette même chaîne me traînait dans la boue. Un homme libre doit défendre des principes. Un homme libre ne suit pas la direction du vent et des clans. Que chaque journaliste camerounais réagisse maintenant. Êtes-vous pour ou contre le journalisme de haine? Doit-on arrêter avec l’imposture d’où qu’elle vienne ou pas? Maintenant tout le monde est d’accord que la presse camerounaise est malade. Cessez donc d’attaquer le SNJC qui essaie de la soigner. Le journalisme a ses règles », a-t-il écrit sur twitter ce 20 avril 2021.

Des premières accusations

A titre de rappel, dans une de ses récentes parutions, le journal InfoMatin laissait croire que Rémy Ngono, « Accro aux relations contre-Nature, son derrière vient d’être totalement et profondément abîmé, suite à une énième opération de cette partie du corps le 31 Mars dernier. Les médecins de l’hôpital Armand-Trousseau de Paris lui enjoignent de s’abstenir pendant un an au moins de son sport favori », pouvait-on y lire.

A la lumière de ce qui est considéré comme une dérive, l’on appelle plus que jamais le Conseil national de la Communication(CNC) à jouer son rôle de régulateur.

Un combat politique ?

Dans le reportage qui fait polémiques, l’on présente le consultant sur RFI comme « l’homme aux multiples visages ». Ce qui fait dire à certains analystes qu’il s’agit, ni plus, ni moins, que des combats politiques.

« S’il faut parler du respect de la vie privée prôné par Denis KWEBO, on a vu ce reportage à propos de JP Remy NGONO diffusé sur Vision 4, qui relève d’un combat politique car cela vise à attaquer la dignité de l’autre. Si ce n’était pas une chaine de télévision africaine on pourrait parler de racisme. Donc on se demande pourquoi on va jusque-là même dans le cadre d’un combat politique », a estimé sur ABK radio ce jour, l’universitaire et consultant, le Dr Louis Marie Kakdeu.

Une explication qui n’est pas à balayer du revers de la main quand on connait la critique acerbe dont fait montre l’ancien animateur de radio au Cameroun, contre le régime en place depuis 1982.

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