Le message fort de Paul Eric Kingue à ses homologues : « Réveillez-vous messieurs les maires, les préfets ne sont pas vos patrons »

Jean Jacques Lengue Malapa, maire de l’arrondissement de Douala 1er et Benjamin Mboutou, préfet du Wouri ont livré ces derniers jours, une guerre de leadership qui a remis au goût du jour, la difficile cohabitation entre les maires, les préfets et les sous-préfets dans les communes camerounaises. Réagissant à cette actualité, Paul Eric Kingue a proposé à ses confrères, l’attitude à adopter pour se libérer du joug préfectoral.

Paul Eric Kingue (c) Droits réservés

Le préfet du Wouri via un arrêté datant du 1er mars 2021, a annulé une note de service du maire de Douala 1er, actant la fermeture momentanée des écoles maternelles de sa circonscription pour lutter contre la propagation de la Covid-19. L’autorité administrative n’a pas manqué dans sa sortie épistolaire, de dénoncer du maire dans la prise d’une telle décision. Une attitude qui a fait sortir de ses gonds Paul Eric Kingue. «D’où vient-il que, alors que les compétences sont complètement transférées en matière d’éducation de base, qu’on en soit encore à ridiculiser un maire, au point de l’amener à se renier lui-même ?», s’interroge le patron de l’éxecutif communal de Ndjombe-Penja avant d’inviter ses homologues à lutter pour leur autonomie. «Réveillez-vous messieurs les maires, les préfets ne sont pas vos patrons…les actes du préfet, visiblement illégaux, peuvent être annulés par le tribunal administratif, et cette liberté que vous avez à faire annuler un acte du préfet, même le simple citoyen l’a. Chers collègues du RDPC, réveillez-vous ! Permettez finalement à ce pays d’être un pays de décentralisation ! Que ces gens-là cessent de nous infantiliser, nous sommes des élus», tonne l’ancien allier de Maurice Kamto dans une vidéo partagée sur la page Facebook de sa commune.

 «Il faut que la décentralisation soit respectée dans ce pays. Et pour qu’elle soit respectée, chers collègues maires, bougez-vous un tout petit peu. Je sais que vous n’avez pas de couilles, pour ceux qui sont en majorité du RDPC. Dites aux préfets que vous n’êtes pas leurs administrés. Vous êtes des chefs des exécutifs. Il y a un chef de l’exécutif national, et vous êtes des chefs des exécutifs locaux», conclut monsieur le maire.

 

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