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Mamadou Mota : « La prison dans une dictature est un levain pour la révolution »

Mamadou Mota : « La prison dans une dictature est un levain pour la révolution »

Le 1er Vice-président du MRC s’est exprimé  dans les colonnes du journal l”Emergence, édition du 11 décembre 2020. Il a donné son point de vue sur l’avenir politique de Maurice Kamto, sur la menace qu’il constituerait pour le régime, la suite de son combat politique et le fait s’il peut tenir face au régime de Paul Biya. Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien !


Mamadou Mota : « La prison dans une dictature est un levain pour la révolution »
Mamadou Mota – DR

1-quel avenir politique pour  Maurice kamto après près de 80 ours de blocus.

Il faut qu’il soit clair pour eux , l’avenir politique de kamto ne dépend ni de ces ministres râleurs encore moins de cette administration de la gendarmerie, de la police et de ces magistrats qui se comportent plus comme des sous-section du RDPC chargée de la torture et de l’emprisonnement respectivement .

L’avenir politique du président élu dépend des camerounais et de lui-même et en état, il a notre confiance. Le blocus n’est rien d’autre de la turpitude abjecte qui caractérise une violence structurelle en pleine dictature et en face, ils ont un homme plus que déterminé à mettre terme à cette folie dictatoriale. Rien n’est en état d’entamer l’avenir politique du président élu. Ni Biya, ni ses ministres chargés de loi du le terrorisme. Ils doivent être évacués du débat discursif tant ils sont inadaptés aux principes élémentaires de la démocratie et même aux débats contradictoires. C’est à eux de faire le bilan de toi leur agissements stupides depuis qu’ils ont volés les élections

2-va-t-il cesser d’être une menace pour le régime en place?

Je ne sais pas de quel menacé vous parlez. A ma connaisse le président élu n’a ni char, ni l’armée contrairement a eu qui se sont saisie de nos institutions et l’ont profané en la soumettant à un individu. En quoi constitue-t-il une menace si ce n’est contre la dictature qu’ils incarnent ? S’il ya menace,  le président Kamto menacé les privilèges qu’ils vont perdre oui car la rente qu’ils se partagent en livrant le peuple a la misère et à la paupérisation déshumanisante qui ne  saurait être acceptée par le président élu emprunt à l’empathie. Voilà la menacé, le président a toujours dit, lui voit le plus petit qu’ils ne peuvent voir. Alors que le régime repose sa politique sur une élite rentière, nous la reposons sur le peuple qui a faim, qu’on désire soigner et sortir de l’extrême misère faite de main d’homme.  De quoi le régime a peur ?

3- il prétend que son combat va se poursuivre. Avec ses principaux lieutenants en prison, quel pourrait être le sort de ce combat.

Les luttes politiques n’ont jamais été engagées pour quelles s’achèvent avec l’arrestation ou la mort d’un tel lieutenant ou non. Nous ne vivons d’ailleurs pas très longtemps sur cette terre, ce qui importe c’est l’héritage à laisser en termes de liberté acquises et de démocratie. L’histoire a un sens et nous devrons semer partout la graine du sacrifice qui selon moi est un impératif catégorique. Les insurgés du 14 juillet 1789 en prenant la bastille ont jeté les premières bases du droit de l’homme et des libertés vécues actuellement dans toutes les démocraties, eux sont morts mais le profit laissé en termes de liberté et de démocratie reste. La lutte des syndicats de cheminots n’a jamais était pour leur petite carrière mais une lutte intergénérationnelle et les camerounais devraient à investir pour les générations futures. Je suis en prison, mon président a tout mon soutien. La prison dans une dictature est un levain pour la révolution.

4- Maurice Kamto peut-il tenir face à la rage de Paul Biya d’étouffer toute velléité de contestation ?

Je préfère que monsieur le journaliste demande plutôt a Biya s’il va tenir si lui-même n’entre ne se met plus en première ligne car ses ministres ont montré aux yeux du monde que nous ne sommes plus dans une république. Nous ne sommes pas dans un bras de fer, nous sommes en politique. C’est le peuple le baromètre. Chaque fois qu’ils sortent, ce sont les policiers et les élèves leur peuple. Nous avons le peuple et lui seul peut nous étouffer. Ils nous ont mis en prison, torturé, quel étouffement faut-il pour que vous compreniez qu’ils ne reculent devant rien? Nous sommes aussi prêts et nous ne reculeront devant rien. Ce que nous avons à donner au peuple est au-delà de la souffrance que peux subir notre chaire. Je fini par ces paroles d’espérance citées par Pablo Neruda, ami de Salvador Allende dans un célèbre poème : eux nos ennemis pourront couper toutes les fleurs, mais jamais ils ne seront les maîtres du printemps.

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