Cameroun-Crise Anglophone : trois gendarmes tués en deux jours dans les régions anglophones

Les tensions dans les régions anglophones persistent encore avec l’assassinat de trois gendarmes en l’espace de deux jours dans les capitales régionales du Nord-ouest et Sud-ouest par "des terroristes sécessionnistes".

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Selon les informations rapportées par l’AFP qui a joint le ministre de la communication, deux gendarmes ont été tué par un groupe d’activistes « lourdement armé ».  "Les terroristes sécessionnistes ont tué deux gendarmes cette nuit à Bamenda", a confirmé ce mercredi à l'AFP Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication. D’après le Porte-parole du gouvernement toujours chez nos confrères de l’AFP, les assaillants ont abattu les gendarmes "avec des armes de guerre" et se sont enfuis en emportant les armes des victimes.

Les gendarmes qui ont perdus la vie sont le maréchal des logis Himna René en service à la compagnie de Bafia mais détaché à Ntarikon (Bamenda) et l’élève gendarme Sani David en formation au Camp Yayap (Yaoundé) lui aussi en détachement à Bamenda dans le cadre de la crise anglophone.

Le scénario similaire a été dans au Lycée Technique de Jakiri, avec l'assassinat d'un jeune gendarme. «Le ministre de la communication informe l’opinion publique nationale et internationale que lundi 06 novembre 2017, aux environs de 8 heures, un groupe constitué d’une dizaine de d’individus armés de lance-pierre et de machettes, a perpétré une attaque contre le Lycée Technique de Jakiri dans le département du Bui, Région du Nord-Ouest. Les assaillants se sont alors introduits dans l’enceinte de l’établissement afin d’expulser les enseignants et les élèves qui s’y trouvaient en pleine séance de cours. Se rendant compte de la situation, le proviseur du Lycée a immédiatement donné l’alerte aux forces de défense et de sécurité qui sont vigoureusement intervenues, permettant ainsi de faire échec à l’entreprise criminelle des assaillants. C’est au cours de la battue organisée pour les rattraper, que le gendarme major Djolay Bienvenue, en service à l’escadron 51 à Bafoussam, mais détaché en renfort à la brigade de Jakiri, a été pris à parti et abattu par les malfaiteurs. Son corps a été retrouvé quelques instants après, criblé de balles, non loin du théâtre des opérations» raconte Issa Tchiroma, Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement dans un communiqué publié ce mardi 7 novembre 2017.

« Il s'agit des premières victimes dans les rangs des forces de sécurité depuis le début de la crise anglophone », rapporte l’AFP.

Pour l’AFP, quatorze personnes ont été tuées dans les violences en marge de cette proclamation symbolique, ajouté aux  cinq prisonniers qui tentaient de s'évader le 1er octobre dernier.

Ce regain de violences dans les régions anglophones a entrainé l’exode massif des populations dans les zones de conflits. Près de 2 000 réfugiés camerounais ont été enregistrés au Nigéria, et 3 000 autres sont en attente d’aboutissement de leurs procédures, d'après Romain Desclous, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés.

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