Cameroun : Jean Bruno Tagne révèle la condition compliquée qu’avait posée le Roi Jean Rameau Sokoudjou pour devenir député

C’était au cours du programme Le Club présenté par Ernest Obama et diffusée sur Bnews 1 le dimanche 25 janvier 2021.

Jean Bruno Tagne-Capture d'écran

« Une fois, il m’a expliqué qu’on avait tellement insisté qu’il devienne député. Il a dit, Ok, je veux bien être député, à condition qu’aucun autre parti politique se présente. Je suis le seul candidat et je n’ai pas d’adversaire, dans ce cas, je l’accepte, mais tant qu’il y a les adversaires, je refuse », a rapporté Jean Bruno Tagne sur Bnews 1 hier.

En effet, sur le plateau de Le Club, le journaliste était appelé à se prononcer sur la difficile cohabitation entre l’autorité traditionnelle et celle politique, en rapport avec la brouille entre la présidente de l’UDC et le Sultan roi des Bamoun à Foumban d’une part, ensuite entre le préfet des Hauts-Plateaux et le roi Bamendjou d’autre part.  

En tant que celui qui a fréquenté Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou pendant « pratiquement un an », l’ancien journaliste de Canal 2 International estime que c’est un homme « d’un charisme fou » dont il a eu le privilège d’aller jusque dans son intimité.

Pour le patron de Naja Tv, « C’est quelqu’un qui a toujours évité d’entrer dans le jeu politique », a-t-il soutenu avançant que « La politique est entrée dans les chefferie et ça a toujours été le combat de Jean Rameau Sokoudjou. C’est pour cela qu’il n’a jamais pris la carte, ni de l’UPC, ni du RDPC quand il arrive au pouvoir, encore moins celui du SDF », s’est-il souvenu.

JBT a par la suite révélé que le roi Bamendjou a été accosté pour accéder à plusieurs fonctions politiques mais il a marqué son refus compte tenu de ses principes : « il a été courtisé par toutes ces zones politiques…J’ai vu ses photos avec Ni John Fru Ndi au début des années 90…On lui a proposé d’entre maire, député sénateur, conseillé régional, il a refusé. Pour une raison toute, il voulait être au-dessus de la mêlée », a-t-il expliqué.

Le confrère a par ailleurs ajouté qu’une fois qu’un chef conteste les décisions politiques, il n’est le chef mais un « adversaire politique qui peut être combattu ».

C’est la raison pour laquelle « pour garder toute son autorité morale et traditionnelle sur son peuple, il a refusé », a déclaré celui qui a travaillé avec le monarque au pouvoir depuis 1953.

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