Le nouveau président de Guinée-Bissau lâche ses vérités sur Alpha Condé

Depuis quelques jours maintenant, la Guinée Bissau a un nouveau président du nom d'Umaro Sissoco Embalo, jeune homme politique de 47 ans et ancien Premier ministre du président José Mario Vaz de 2016 à 2018. Il faut dire que l'élection de Monsieur Embalo a créé la surprise au sein de l'opinion locale. En effet, le challenger de ce dernier, Domingos Simoes Pereira,qui était le candidat du puissant Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) avait la faveur des pronostics.

 

Alpha Condé (c) Droits Réservés

Domingos Simoes Pereira est arrivé en tête du premier tour de cette élection présidentielle très indécise. C'est au second tour qu'Umaro Sissoco Embalo va opérer un incroyable retournement de situation pour s'imposer avec 53,55% des voix contre 46,45% pour son challenger Domingos Simoes Pereira. En ce début d'année, le général Umaro Sissoco Embalo a livré un entretien exclusif à la chaîne privée de télévision sénégalaise, TFM. 

Le jeune dirigeant fait table rase du passé

Le tout nouveau président Bissau-guinéen s'est notamment exprimé sur ses relations assez tendues avec le président de Guinée Conakry, Alpha Condé. Sissoco Embalo a déclaré que dans un passé récent, ses relations n'étaient pas bonnes avec le président Condé. Lorsque Embalo était Premier ministre en 2016, il avait accusé Alpha Condé qui était médiateur de la crise bissau-guinéenne, de jouer à un double jeu qui ne favorisait pas la paix dans son pays. Il avait alors mis en avant des rapports émanant des services de renseignement de son pays qui stipulaient que Condé a pris contact avec des hommes politiques à Bissau-guinéen pour bloquer son programme au niveau du parlement. Cependant, le président Bissau-guinéen a livré que les querelles qui existaient entre lui et Alpha Condé appartiennent désormais au passé. «Je ne peux pas avoir la haine envers lui juste parce qu'il ne m'aimait pas. Il a tout fait pour que je ne sois pas président. Mais dès lors que les Bissau-Guinéens m'ont élu, les attaques entre lui et moi, c'est fini. Nous ne sommes pas Senghor et Sékou Touré» a notifié Umaro Sissoco Embalo.

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