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Opinion – Wilfried Claude Ekanga : Le Biyayisme Alcoolique Souverain – Qui a vendu le Cameroun ?

Wilfried Claude Ekanga
Wilfried Claude Ekanga militant du MRC de passage à Equinoxe Television (c) Facebook, Wilfried Claude
Ces derniers temps, la valeur de l’euro ne cesse de chuter par rapport au dollar.
Nous en sommes aujourd’hui à 1 euro = 1,02 dollars.
Et comme le franc CFA est accroché à l’euro (sur décision de la France et de ses satrapes locaux), la valeur de ce CFA par rapport au dollar aussi a été diminuée. On appelle cela la dépréciation monétaire.
Illustration : considérez les trois monnaies : l’euro, le franc CFA, et le dollar. Imaginez qu’elles ont toutes la même valeur, c’est-à-dire 1 € = 1 $ = 1 FCFA. Sauf qu’il y a une différence : la valeur entre le dollar et l’euro peut varier (soit selon l’économie interne à ces pays, soit selon la décision politique des dirigeants de chacune de ces zones), or la valeur entre l’euro et le franc CFA ne varie pas. C’est ce qu’on appelle la parité fixe.
Et à cause de la parité fixe, si les Européens décident de baisser la valeur de l’euro (ou si leur économie dégringole) et que 1 euro descend à 0,50 dollars, alors automatiquement, le franc CFA descendra à 0,50 dollars l’unité. En d’autres termes, le prix de nos marchandises danse selon la musique des autres, sans considérer notre réalité locale.
Et en retour, cela signifie que nous aurons besoin de plus de CFA pour importer les marchandises de l’extérieur. Exemple : supposons que 1 kilo de blé valait 1 dollar (environ 500 FCFA) avant cette dépréciation. Il vaudra désormais 650 FCFA (soit la valeur actuelle du dollar par rapport au FCFA). Mais pas à cause d’un phénomène interne à nos États, mais à cause du séisme subi par l’euro auquel il est lié !
Conclusion : ce que vous appelez « notre monnaie » n’évolue pas en fonction de la conjoncture interne (c’est-à-dire de la situation économique reelle) de nos pays, mais plutôt en fonction d’un quotidien des pays étrangers qui n’a rien a voir avec le nôtre. C’est le contraire même de ce qu’on appelle la souveraineté.
Il y a un mois, lors de ma rencontre hasardeuse avec Emmanuel Macron, les Pharisiens biyayistes, dans leur argumentation alcoolique, se sont découvert des relents de panafricanisme et m’ont accuse de vendre le Cameroun à la France. Sauf que cela fait un mois que j’attends qu’ils organisent une marche à Yaoundé contre le franc CFA afin de prouver que contrairement à moi, eux et leur chef sont de vrais amoureux de l’Afrique. Sauf que depuis… On, on, on attend …
La marche ne vient pas.
Vous comprenez que quand le Dom Pérignon devient loi, l’alcoolisme devient constitutionnel.
(Un État souverain qui cède sa monnaie à un autre ou qui va rendre compte de son Grand Dialogue National à un autre ressemble à une prostituée en retraite qui clame sa virginité : c’est encore une forme de sorcellerie)

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