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Jean Paul Akono: «J’ai perçu 80 millions de Fcfa de l’Etat»

Jean Paul Akono

Jean Paul Akono: «J'ai perçu 80 millions de Fcfa de l'Etat»

L’ancien entraîneur des Lions parle de son état de santé, de sa mise à l’écart et de sa situation salariale.

Récemment, vous avez été évacué en France pour vous soigner après les soucis de santé que vous avez eus. Aujourd’hui, comment vous portez-vous?

D’abord, je profite de votre tribune pour remercier, sincèrement du fond du cœur, tous les Camerounais qui m’ont supporté dans la douleur et dans mes peines à travers leurs prières. En dehors du merci, je n’ai pas un mot plus grand. Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux ; j’ai été interné dans un hôpital à Paris et on m’a fait tous les examens possibles. Aujourd’hui, je suis en rééducation. Pendant la rééducation, j’ai fait un petit accident de parcours en tombant et je me suis fait une entorse au genou et au gros orteil. Le genou va un peu mieux, mais pas le gros orteil. Je me porte assez bien.

Pourquoi êtes-vous au Cameroun, puisqu’il semble que vous n’êtes pas totalement guéri?

Je suis venu au Cameroun pour essayer de faire proroger mon visa; je souhaite que l’ambassade de France au Cameroun soit compréhensive et qu’elle me délivre un visa long séjour, parce que j’ai des contrôles à faire à l’hôpital où j’étais interné. L’un des contrôles devra avoir lieu en juillet, l’autre le 15 septembre. Je suis parti en Europe presque sur un fauteuil roulant et là, je marche sur mes deux pieds, même si je traîne encore le pied droit. Je souhaite revenir sur pied très tôt, mais avant, il me faudra faire des rééducations. Mais en dehors de la prorogation du visa, il me fallait voir ma famille et m’occuper un peu de ma famille qui commençait à me manquer.

Est-ce vrai que des gens comme Samuel Eto’o ou Edgard Alain Mebe Ngo’o ont pris soin de vous?

Avant de partir en France, j’ai été hospitalisé à l’hôpital militaire et à l’hôpital général. Avant ça, lors de ma première évacuation, il faut le dire, c’est Samuel Eto’o qui avait tout pris en charge. Il n’y a aucune honte à le dire. C’est d’ailleurs le lieu pour moi de le remercier. Je vais également parler du ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o qui m’a fait prendre des soins gratuits à l’hôpital militaire. Il s’en etait occupé personnellement et j’étais dans de très bonnes conditions. Je parlerais aussi du directeur de l’hôpital général de Yaoundé qui m’a gratuitement admis dans cet établissement. Mes remerciements vont aussi à l’endroit des hommes comme le ministre Grégoire Owona, qui m’a rendu visite à l’hôpital à Paris. Mais, je dis surtout merci au président de la République, qui a décidé de mon évacuation en France.

Aujourd’hui encore, considérez-vous votre mise à l’écart comme une injustice?

Ma mise à l’écart c’est du passé, je ne souhaite pas qu’on réveille ce qu’on veut oublier ou ce qu’on a oublié. La vie est ainsi faite ; il y a des hauts, il y a des bas: Il y a des gens qui, parce qu’ils ont une parcelle de pouvoir, prennent des décisions. C’est de leur droit, il faut le dire. Maintenant, je souhaite me retourner vers l’avenir, c’est-à-dire la Coupe du Monde. Etant en France, j’ai observé qu’il y a une bonne mobilisation autour des Lions et c’est ce que j’ai observé depuis que je suis revenu au Cameroun. J’en suis fier et je veux que les Lions soient toujours aussi soutenus. Les Lions doivent sentir tout un peuple derrière eux, surtout que leurs deux dernières sorties contre le Paraguay et l’allemagne redonnent beaucoup d’espoir.

Vous êtes l’un des artisans de cette qualification…

Oui, j’en suis flatté, mais c’est du passé. Je suis heureux que ceux qui ont poursuivi mon travail aient abouti à cette qualification. Maintenant, il faut leur souhaiter un bon parcours, car, il s’agit du parcours de tout un pays, il ne s’agit pas de la gloire d’un individu.

Avez-vous un mot à dire sur la liste que l’entraîneur des Lions a arrêtée pour la Coupe du Monde?

Vous savez, je n’aime pas trop me prononcer sur cette liste, je n’ai pas un commentaire spécial à faire la dessus ; il y a eu un entraîneur qui a choisi les joueurs qu’il a choisis parce qu’il a estimé que c’est avec ces joueurs là qu’il peut cheminer de manière positive pendant cette Coupe du Monde. Je crois qu’il faut que nous lui fassions confiance, que nous fassions confiance à l’encadrement technique. Les encadreurs peuvent s’accorder sur les entraîneurs et un certain nombre de choses, mais, chacun a sa manière de voir un joueur.

Quel conseil donneriez-vous aux joueurs, si ceci vous était demandé?

Les Lions ont tous mes encouragements; après le président de la République, je suis l’un de leurs premiers supporters. Je dirais au capitaine de bien maintenir sa troupe, de la maintenir bien concentrée, parce que si on n’est pas appliqué durant cette compétition, on pourrait passer à côté. Il est question que les Lions fassent mieux que le premier tour et qu’ils aillent le plus loin possible.

A un moment, vous vous êtes plaint de ne pas percevoir votre salaire après votre passage sur le banc des Lions. Qu’en est-il exactement aujourd’hui?

Je regrette que certains de vos confrères aient fait un rapprochement entre ma maladie et ma situation salariale. Je ne suis pas tombé malade parce que je n’étais pas payé ou parce qu’on tardait à le faire. J’ai même entendu que j’observais une grève de la faim. Le dire c’est ne pas me connaître, car, je peux tout faire, mais pas une grève de la faim. Je n’ai pas été éduqué comme ça. J’ai pratiqué le sport au plus haut niveau et je n’ai pas connu ce genre de choses.

Pour ce qui est de ma situation salariale, des instructions ont été données pour qu’elle soit régularisée. Mais, pour huit mois. Je ne sais pas si j’en avais fais plus ou moins. J’ai été payé pour huit mois, j’ai perçu 80 millions de FCFA de l’Etat du Cameroun.

Entretien avec Ateba Biwolé

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