Dérives sexuelles en milieu scolaire : Pauline Nalova Lyonga renonce à l’exclusion des élèves se livrant aux partouzes

Plutôt que de les radier des établissements scolaires comme cela a été préalablement envisagé, les élèves impliqués dans les scandales sexuels feront plutôt « l’objet d’un suivi conséquent ».  La ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga l’a indiqué à la suite d’une descente vendredi 19 mars au lycée bilingue d’Ekounou à Yaoundé.

Image d'illustration (c) Droits réservés

« Madame (la ministre, NDLR) a rencontré les dirigeants de l’établissement et elle a discuté longuement, pendant près de 2h, avec les jeunes filles qui étaient impliquées dans cet événement. Au terme de ces consultations, elle a appelé les différentes parties prenantes à la gestion de l’établissement à plus de vigilance. Elle a demandé aux conseillers d’orientation de renforcer leur rôle d’assistance auprès des étudiantes du fait des situations familiales qui peuvent être difficiles pour les unes comme pour les autres. Elle a aussi préconisé que les élèves ne soient pas exclues mais qu’elles soient davantage assistées », a formulé Fabien Nkot, secrétaire général du Minesec, à la radio gouvernementale CRTV.

De mémoire, huit élèves de sexe féminin du lycée bilingue d’Ekounou, âgées de 13 à 16 ans, ont été interpellées par la police le 12 mars 2021. Elles sont accusées de s’être livrées à une partouze après avoir consommé de la drogue. Elles ont été arrêtées en même temps que 7 élèves de sexe masculin du centre éducatif « Le Bon Berger », tous majeurs.

Les filles ont été relâchées après leur audition. Une information judiciaire a été ouverte contre les garçons pour « détournement et corruption de mineurs, détention et consommation illicite de drogue et défaut de carte d’identité », selon la CRTV.

La vidéo de leur arrestation a fait le tour des réseaux sociaux. Cette arrestation est la suite d’une série. Le 4 mars, une cinquantaine d’élèves ont été arrêtés à Kumba, dans la région du Sud-Ouest, alors qu’ils se livraient à une partouze et à la consommation de stupéfiants.

Le 1er mars, une sextape devenue virale et impliquant des élèves du lycée bilingue de Kribi (Sud) a suscité indignation et émoi au sein de la communauté éducative et de l’opinion publique.

Quatorze élèves (10 filles et 4 garçons) sur les 20 apparaissant dans cette vidéo pornographique ont été définitivement exclus du lycée, selon les responsables. Face à la montée en puissance de la délinquance juvénile, la Minesec prescrit notamment le renforcement des mesures disciplinaires au sein des lycées et collèges.

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