Jean De Dieu Momo créé une maison d’édition et lance un appel à manuscrits

Le ministre délégué à la Justice, Jean De Momo a annoncé le 12 mars 2021 à travers une publication dans les réseaux sociaux, la mise sur pied d’une maison d’édition dans le paysage éditorial camerounais. Le projet ne se limitera pas seulement sur l’imprimé, mais va s’étendre sur des domaines comme la musique et le cinéma.

Jean De Dieu Momo (c) Droits réservés

Selon le texte du membre du gouvernement, les œuvres publiables dans son entreprise sont ceux qui « vantent les opportunités du Cameroun pour décourager l’aventure migratoire ».

« Les Éditions Fo'o Dzakeutonpoug s’engagent à publier cinq livres gratuitement, à compte d’éditeur, des Auteurs qui vont écrire un livre montrant les opportunités diverses que recèlent notre pays et qui visent à décourager les jeunes d’aller mourir en mer, dans le désert ou à être réduit en esclavage. Nous encourageons particulièrement les récits des réalités vécues par les survivants. Nous étudierons aussi la possibilité de financer les productions cinématographiques allant dans le même sens. Ou des chansons qui dénoncent le phénomène en identifiant les criminels du clavier qui incitent nos enfants à l’immigration. Un jury sera constitué pour choisir les meilleures productions », soutient l’avocat au barreau du Cameroun.

Le combat de l’ancien pourfendeur du régime de Yaoundé veut principalement mener une « guerre contre les dénigreurs professionnels de nos pays qui sont les principaux assassins de nos enfants », indique Momo.  

Et de poursuivre : « Lorsque ces gens dénigrent notre pays dans le but de discréditer les dirigeants afin qu’ils soient débarqués du pouvoir pour que eux ils prennent la place, le seul résultat palpable qu’ils obtiennent est de décourager les investisseurs à venir chez nous créer des emplois pour lutter contre le chômage de nos jeunes. Aucun acte de dénigrement du pays n’ajoute UN FRANC dans le budget de L’Etat. Aucune accusation des dirigeants au sujet des trous sur la chaussée ne peut contraindre les autorités à faire une route qui n’est pas prévue au budget. Je confesse humblement que j’étais avec eux hier et lorsque j’ai compris tout le mal que nous faisions à nos pays et à notre peuple, je suis sorti de cette opposition criminelle ».

Pour le ministre, il est question de constituer « une brigade d’autodéfense » pour défaire « ces criminels qui envoient nos enfants à la mort » par des propos criminels et les exposer au public pour « leur faire honte ».

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