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Maurice Kamto se prononce sur les violences perpétrées à l’endroit des avocats au Tribunal de Bonanjo

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L’avocat international a réagi hier dimanche, aux rixes entre avocats et policiers qui ont eu lieu le mardi 10 novembre 2020 au Tribunal de première instance de Bonajo à Douala.

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La scène a exacerbé de nombreuses personnalités camerounaises. Mardi soir au Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, des avocats ont été lourdement chargés par des policiers en pleine salle d’audience via des coups de matraques et des tirs de gaz lacrymogènes.

Réagissant à cette actualité cinq jours plus tard, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a commis un communiqué pour dénoncer ce qu’il qualifie d’«évènements regrettables». Lebledparle.com vous propose ci-dessous, l’intégralité de cette sortie épistolaire.

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris les évènements survenus le 10 novembre dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Douala-Bonanjo. Il est fort troublant que des avocats en robes aient été victimes de violences du fait d’éléments armés du Groupement Mobile d’intervention. J’adresse mes vœux de rétablissement aux avocats dont l’intégrité physique a été entamée.

Entre défenseurs de loi au service de la justice, rien ne saurait justifier le recours à la force, a fortiori dans le temple de la justice. Il s’agit d’évènements regrettables dont les conséquences sont déjà, en l’état, gravement dommageables pour l’image de notre pays. Ils marquent malheureusement une étape de plus dans la banalisation de la violence au Cameroun et annoncent, s’y on n’y prend garde, une fracture fondamentale dans le socle des valeurs dans ce pays.   Il est par conséquent important que toute la lumière soit faite sur ces évènements, que toutes les responsabilités soient établies, gage d’un retour à la sérénité entre les acteurs de la chaine judiciaire.

Tout est parti d’une audience qui visait la remise en liberté de deux hommes en robe noire, placés sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Douala le 5 novembre 2020. En l’occurrence Me Wanto Augustin et Me Messouck Jounno Annie Christelle, poursuivis pour «outrage à magistrat», «tentative de corruption» et «escroquerie».

A l’occasion de l’audience d’hier, leurs collègues se sont mobilisés en grand nombre afin de leur apporter du soutien. Des sources parlent d’environ 500 avocats présents au TPI de Bonanjo

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