Fuite des épreuves du Baccalauréat : Francis Ngannou plaide pour Kevin Ngassam

Comme Maalhox, K-Tino et bien d’autres personnalistes, le champion du MMA Francis Ngannou exhorte la Justice de libérer le jeune Kevin Ngassam, détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé pour cause de fraude à l’examen Baccalauréat session 2020.

Francis Ngannou (c) Droits réservés

Une affaire « pas très juste »

C’est dans un direct sur sa page Facebook le 6 septembre 2020 que le boxeur s’est exprimé sur l’affaire qui fait le tour des médias : Kevin Ngassam, âgé de 18 ans, accusé d’avoir participé à la fuite des épreuves examens du Bacc. L’histoire, le sportif ne la trouve « pas très juste » car, parmi les 5 détenus, « personne n’a été entendu », déplore-t-il.

Une accusation questionnable

De ce fait, après avoir éclairé le chef d’accusation qui pèse sur Kevin Ngassam, Ngannou s’interroge sur la procédure judiciaire en cours : « Le jeune Kevin qui est le plus connu dans cette affaire dit avoir reçu une épreuve comme tant d’autres élèves. Il l’a reçue d’un groupe Télégram. Il l’a transféré dans son groupe d’étude sur WhatsApp. Il proposait à ses camarades de le traiter au cas où il s’avère que c’est le sujet de l’examen qu’au moins ils aient déjà la maîtrise de cette épreuve. A priori son crime, c’est d’avoir reçu cette épreuve. A moins que la justice nous apporte d’autres éléments… N’y a-t-il pas pour eux ce qu’on appelle en droit présomption d’innocence ?», se demande-t-il.

Longue procédure

Tout en saluant les efforts fournis par les pouvoirs publics pour mettre la main les sur acteurs du phénomène de fraude qui a entaché l’examen il y a deux mois, le grand sportif voit l’affaire autrement : « Jusqu’ici, il n’y a personne qui est coupable ou présumé coupable. Selon leurs dires, ça fait un mois que certains d’entre eux ont été incarcérés sans être entendus mais par contre ont été déférés jusqu’à la prison centrale de Kondengui. Ils ont été mis sous mandat de dépôt provisoire de six mois. Ce qui veut dire que leur jugement peut commencer après six mois. Et même qu’après six mois on peut prolonger le mandat de dépôt. 6 mois ce n’est pas grave pour celui qui est reconnu coupable d’une faute comme celle-là. Je comprends que notre justice a bien voulu faire la lumière sur cette affaire, ce qui est louable, mais est-ce que si par hasard ces enfants étaient innocents et qu’on n’avait pas pris la peine d’enquêter un peu plus profondément pour quelques jours au moins avant de les incarcérer cela n’aurait pas été mieux ?», propose-t-il.

Une faute collective

Pour convaincre la Justice, le champion du MMA cite pour exemple, « Des milliers d’enfants là dehors, dans l’espoir de mieux se préparer aux examens ont partagé des épreuves d’examen. Ils sont des milliers. Si on veut arrêter juste des gens pour avoir partagé des épreuves, je pense que chaque élève, qui un jour dans sa vie a participé à un groupe d’étude, que ce soit à l’école ou sur les réseaux sociaux, sera coupable et incarcéré par la même occasion », fait-il savoir.

Eu égard à la force de ses arguments, Francis Ngannou espère une réaction favorable à sa plaidoirie : « Je pense que notre justice pourra les mettre en liberté provisoire afin qu’ils restent à disposition pour raison d’enquête. Je ne pense pas qu’il y en ait un parmi eux qui ait un passeport pour qu’on craigne qu’il s’enfuit. Ils sont sur place. Ils ne sont même pas présumés coupables. Juste suspectés », déclare-il avant de nuancer :  «Bien que je sois d’accord que si un enfant a fait quoi que ce soit, qu’il soit puni de son acte, mais jusqu’à preuve du contraire, on plaide pour les causes. Libérez-les s’il vous plaît », affirme-t-il dans la vidéo.

 

Newsletter :
Déjà plus de 6000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Le Bled Parle à ne pas manquer !



abonnement gratuit lebledparleX

Abonnement Newsletter