Décès de l'élève Blériot : Le ministre de la Santé suspend 3 infirmières de l’hôpital de district de Deido

Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a signé ce 2 avril 2019, trois décisions portant suspension de trois infirmières de l’hôpital de district de Deido ayant plaisamment filmé la scène de réanimation de l’élève Tsanou, poignardé à mort par son camarade, au lycée bilingue de Deido à Douala.

Infirmières de l’hôpital de district de Deido - DR

Il s'agit de Madame Mbella Louise Marie, Madame Tonmi Nana épouse Kouamo, et Madame Lontchi Deko Célestine. Elles écopent chacune une suspension pour une période de trois mois sans préjudice de poursuite disciplinaire pour manquement grave à l’éthique et à la déontologie professionnelle a appris Lebledparle.com, au journal de 17h - 18h du Poste national de la CRTV.

Cette décision ministérielle fait suite au décès de l’élève Blériot, dans cet établissement hospitalier. Après avoir reçu de son camarade dans la matinée du vendredi 29 mars 2019 un coup de poignard au sein du Lycée bilingue de Deido, Tsanou Blériot avait été conduit en urgence dans cet hôpital. Pendant la tentative de réanimation, les infirmières se sont livrées à une séance de shooting photo. Une situation qui a créé une tôlée sur la toile.

Avant cette décision du ministre à suspendre certains employés impliqués dans cette histoire de photo, le délégué régional de la santé publique pour le Littoral avait demandé aux auteurs des images querellées de s’expliquer au cours d’une réunion tenue le samedi 30 mars 2019 sein de l’hôpital de district de Deido, sous instruction du ministre de la Santé. Ce dernier avait déjà annoncé la couleur des sanctions prises ce jour en dénonçant lui-même dans une publication sur les réseaux sociaux, le comportement des infirmières de l’hôpital de Deido : « Tout en désapprouvant vivement le comportement de certain personnel de l’HD de Deido, je voudrais témoigner ma proximité à la famille de la victime de cet acte odieux. Je viens de prescrire une enquête en vue de déterminer prioritairement les responsabilités dans cette affaire » avait réagi le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique.