Paul Mahel tacle les prisonniers VIP : « Quand ils étaient aux affaires, ils n'ont rien fait pour améliorer, ni le système sanitaire, ni le système carcéral »

Lebledparle.com, vous propose le coup de gueule du journaliste Paul Mahel qui s’en prend aux prisonniers de l’opération de l’épervier, en se référant sur l’actualité de l’évacuation sanitaire d’Yves Michel Fotso, le fils du milliardaire Bandjoun Fotso Victor.

Prisonniers de l'opération épervier - capture photo

GOUVERNER C'EST PREVOIR.

Les spécialistes du Breaking News sur les réseaux sociaux, ont annoncé hier qu'après Yves Michel Fotso il y a quelques jours, une autre personnalité actuellement incarcérée dans le cadre de l'opération épervier, devrait bénéficier dans les prochains jours d'une évacuation sanitaire. La personnalité en question serait internée dans une formation sanitaire de Yaoundé depuis quelques semaines mais son état continue de se dégrader. Ce qu'on ne sait pas encore, c'est si cette évacuation sera aux frais du contribuable ou de la famille. Mais là n'est pas l'objet de cette publication.

Le fait est que les personnalités incarcérées dans le cadre de l'Opération épervier ne sont des citoyens lambdas. On y compte d'anciens Directeurs Généraux, Ministres, Secrétaires Généraux de la Présidence, Premiers Ministres, j'en passe et des meilleurs. Quand ils étaient aux affaires, ils n'ont rien fait pour améliorer, ni le système sanitaire, ni le système carcéral. Ils décollaient pour l'hexagone dès le moindre rhume au frais du contribuable, tout en présentant le système sanitaire camerounais comme étant le meilleur du monde. Ils n'imaginaient pas, même dans leurs pires cauchemars, qu'ils se retrouveraient un jour derrière les barreaux, à partager pour certains, les mêmes espaces que ceux qu'ils avaient envoyés en prison à tort ou à raison.

Pendant ce temps, ceux qui sont actuellement aux affaires regardent tout ça avec indifférence, certains amusés de la déchéance de leurs anciens amis et collègues. Ils ne pensent pas à améliorer les conditions carcérales ou le système sanitaire. Eux non plus ne se disent pas que ce qui est arrivé aux autres, pourrait aussi leur arriver demain. Pourtant gouverner c'est prévoir, nous dit-on. Ceux qui gouvernent aujourd'hui devraient prévoir qu'ils peuvent aussi entrer en disgrâce demain et se retrouver au pays de si je savais, parce que comme on fait son lit, on se couche.

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