Obiang Nguema à propos du coup d’Etat manqué en Guinée Equatoriale : « j’ai informé le Président Biya. On a pris une action conjointe »

Dans une interview accordée à RFI et France 24 et diffusée par RFI ce 17 janvier 2018, le Chef de l’Etat équato-guinéen, évoque le soutien du Cameroun dans le coup d'Etat avorté en décembre 2017 dans son pays.

Paul Biya et Obiang Nguema - DR

À la question de savoir si réellement les hommes peu othodoxes ont tenté  un coup d’Etat en Guinée Equatoriale, le président Theodoro Obiang Nguema a répondu par l’affirmative. « Eh bien merci beaucoup pour votre présence. Surtout au moment où nous sommes inquiets pour une situation d’insécurité dans notre pays. Un groupe de terroristes de nationalités tchadiennes et centrafricaines, notamment Seleka aujourd’hui converti à un groupe terroriste avec un groupe de soudanais, préparaient (le coup d’Etat) avec certaines personnalités en France », a-t-il déclaré.

D’après Obiang Nguema, le financement de ce push, vient de la France, mais l’homme magnifie le soutien du Cameroun à travers son président Paul Biya, qui a permis de stopper net les ardeurs de mercenaires. « Le problème a commencé en France, le financement vient de certaines personnalités pour recruter des mercenaires dans les pays que je viens de citer. Mais c’est lui (le commando) qui a commencé les factions depuis la frontière tchadienne avec la Guinée Equatoriale, plus de 1000 km, pour arriver jusqu’à la frontière. Certains groupes avaient passé la frontière clandestinement avec l’implication de certains citoyens de Guinée Equatoriale. Derrière, j’ai pris la décision d’informer le Président Biya. On a pris une action conjointe pour commencer à arrêter ces mercenaires. C’est comme cela qu’on a fait échouer cette « opération mercenaires », ajoute le deuxième président africain en termes de longévité au pouvoir.

Pour rappel, la dernière tentative de coup d’État mise en échec en Guinée équatoriale date de 2004 et avait été menée par le mercenaire britannique Simon Mann, un ancien officier sud-africain, soutenu par Mark Thatcher, le fils de l'ancienne première ministre du Royaume Uni.

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