L’altercation entre Nourane Foster et la police à Bafoussam suscite de polémiques

Si la députée du Parti Camerounais pour la Réconciliation nationale (Pcrn) estime qu’elle a été victime d’un « manque de respect » de la part des éléments de la police, une certaine opinion dénonce une tentative d’abus d’autorité.

Hon. Nourane Foster (c) Droits réservés

La vidéo de l’affrontement qui a eu lieu le mardi 20 juillet 2021 entre la députée du Pcrn et la police de la ville de Bafoussam, région de l’Ouest, fait encore la Une des médias et continue d’être un sujet à débats sur les réseaux sociaux.

Le policier méprisant ?

Dans un premier temps, la camarade de parti de Cabral Libii voit son respect écorné par son vis-à-vis : « vous me manquez de respect ? vous manquez de respect à un député ? », s’offusque-t-elle au point de vouloir appeler son mari. Les propos de la femme politique font suite à ceux du policier qui sous un ton colérique affirme : « Méfiez-vous hein ! N’importe quoi, députée de mes couilles, appelez… », pouvait-on entendre.

Ce qui est depuis lors considéré comme une « violence », voire une « agression » par le Pcrn auquel appartient Nourane Foster, est soutenu par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(Mrc), principal parti d’Opposition au Cameroun.

 « J'apporte mon soutien à la député Nourane Des images d'une rare violence montre à quelle point une partie de notre police s'illustre par des comportements signe de soldats médiévaux. J'existe des sanctions du chef de la police a l'endroit de tous ces éléments de la police, c'est inadmissible, inacceptable de s'attaquer à une élue et en plus une femme. Notre police doit s'émanciper de ce genre de turpitude », a dénoncé sur sa page Facebook, le vice-président du parti de Maurice Kamto, Mamadou Mota.  

Le policier incarne l’autorité de l’Etat

Toutefois, le « manque de respect » et cette kyrielle de reproches ne font pas l’unanimité au sein de l’opinion qui soutient qu’en tant garant de la paix et de la sécurité des biens et de personnes, le policier a droit au respect à son tour, surtout dans l’exercice de sa profession.

Dans la foulée, Marlène Emvoutou du Pcrn n’a pas caressé dans le sens du poil, la députée 2.0 : « Être députée, c'est afficher une attitude républicaine vis à vis de ceux qui incarnent l'autorité de l’Etat », a écrit l’influenceuse sur Facebook le 20 juillet 2021.

Suivant ce raisonnement, le Dr Basile Ngono, enseignant à l’Esstic, l’une des prestigieuses écoles de Communication en Afrique centrale, soutient le policier.

« Concepteur avec un commissaire divisionnaire et un commissaire de police du cours d'éthique et de déontologie de la police, je connais la mue que la police nationale du Cameroun a faite. Enseignant vedette de la promotion 2016-2019, je connais l'accueil que les élèves Commissaires et Officiers que ces derniers ont réservé au cours d'éthique et de déontologie de la police. La police qui est une institution forte mérite le RESPECT. L'honorable députée devrait présenter des excuses à la police. Je soutiens le policier qui a été outragé par une élue de la République », a écrit l’universitaire sur la toile.

Pour l’heure, tout le monde est suspendu aux lèvres de l’un et l’autre personnage de la scène qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, pour en savoir le dénouement.

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