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Luc Magloire Mbarga Atangana : « Chez nous les enfants ne sont pas employés dans les plantations comme ouvriers »

cacaoculture mincommerce

A l’issue d’une visioconférence le 18 février 2021 à Yaoundé à laquelle participaient le ministre Camerounais du Commerce, les représentants de la Commission de l’Union européenne ,de l’Office national du cacao et du café (ONCC) ,du Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC) et du Conseil interprofessionnel du cacao et du café(Cicc), il en  ressort que l’Ue   entend apporter un financement de 25 millions d’euros pour le développement de la cacaoculture durable . Qu’envisage faire le Cameroun pour répondre aux questions de normes? Lire en exclusivité cet entretien du ministre Camerounais du Commerce.


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Réunion par visio-conférence au mincommerce – DR

La  réunion que nous avons tenu ce matin avec la commission européenne dans ses deux démembrements, le siège à Bruxelles et sa délégation à Yaoundé, réunion par visioconférence visait à présenter au Cameroun l’initiative qui a cours en ce moment à Bruxelles appelle  le dialogue politique inclusif sur le cacao.il regroupe avant tout l’Europe elle-même ,c’est à dire le marché du cacao, la commission européenne des  Etats membres, l’industrie du cacao, et aussi les Ong. L’initiative à laquelle se trouvent associés deux pays producteurs : le Ghana, et la cote d’Ivoire .il était question au cours de la rencontre de ce jour, de voir comment notre pays peut rejoindre cette initiative qui résulte  de la crise du marché du cacao intervenue en 2017. Rappelons qu’à  ce moment-là  le Cameroun avait pris le devant pour demander  que les  pays producteurs puissent se regrouper de manière à mieux maitriser l’offre. La crise était survenue à cause d’une offre excédentaire par rapport à la demande. Cette  initiative elle a été reprise par le Ghana et la cote d’ivoire et ont donné lieu après des résistances très fortes de l’Industrie. Mais aujourd’hui, tout le monde est d’accord. Le dialogue politique sur le cacao  regroupe l’Europe, les institutions européennes, l’industrie, les Ong, les pays producteurs. On nous a indiqués 4 piliers essentiels : le premier pilier c’est le prix, le second  pilier c’est les normes, la traçabilité, le dernier c’est la production durable. Il faut assurer la production. Nous disons oui  car, enfin on s’attaque au nœud du problème. Je me souviens en 2017 à Bruxelles que n’a-t-on pas entendu ? L’industrie nous a dit qu’avec la loi anti-trust, on ne pouvait jamais parler du prix, belle révolution aujourd’hui, on peut parler enfin du prix du cacao. Mais du prix entendu comme revenu, rémunération  du producteur. Nous pensons que nous sommes enfin dans la bonne voie, nous assistons enfin à la révolution du cacao

Qu’est-ce que apporte le Cameroun ?

Le Cameroun  a été au- delà de l’initiative elle-même. Il a  été sur le terrain en amont, il a commencé à évoquer un certains de problèmes .Nous avons une législation et une règlementation sur la déforestation qui fait que nous ne pouvons apparaitre comme les parents pauvres de cette initiative. La réglementation sur la durabilité des forets existent déjà. La question du travail des enfants pour nous relève davantage de la métaphysique, chez nous ça n’existe pas les enfants ne sont pas employés dans les plantations comme ouvriers. On n’exploite pas les enfants. Ces questions sont déjà réglées ici, donc nous sommes parfaitement en ordre de bataille pour peser au sein de cette initiative. Sur les questions de qualité, nous avons une initiative qui va certainement inspirée plus d’un, celle sur les Centres d’Excellence de traitement post -récolte de cacao .Tout cela pour démontrer que le Cameroun  est certainement le pionnier dans ce nouveau paysage cacaoyer international au  niveau de la production .Nous allons assister à un nouveau monde dans le cacao c’est évident,  mais un nouveau monde aussi avec les prix, les normes nouvelles.

Que compte faire le Cameroun  pour répondre aux questions de la demande et  de normes ?

Nous n’avons pas attendu l’Union européenne .Il y a un premier accompagnement financier de 25 millions d’euros de sa part  au bénéfice de la cote d’ivoire, du Ghana et du Cameroun. Nous ne  crachons pas dessus, nous avons le Fonds de développement des filières cacao été café (Fodecc)  qui finance un certain nombre d’activités en matière de commercialisation. Nous souhaitons que cet accompagnement soit pratique et qu’il ne se limite pas à financer les structures extérieures qui viendront nous apprendre comment on coupe le beurre avec le fil.

Interview réalisée par joseph Kapo

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