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Les parents d’Evan Ndicka ont échoué selon Martin Camus MIMB

Livrant sa position, suivie par Lebledparle.com, sur les binationaux avec l’affaire du défenseur camerounais Evan Ndicka qui a opté pour la Côte d’Ivoire, le journaliste laisse clairement entendre que les parents ont failli à leur mission en citant d’autres exemples.

Evan Ndicka

Le cas Evan Ndicka

Le tollé soulevé par la décision d’Evan Ndicka de jouer pour la Côte d’Ivoire me surprend sur les arguments sportifs qu’on avance quand même ! Ma thèse sur les binationaux depuis des années, n’a pas changé. Elle est la même. Il n’y a pas de cour à faire à un joueur pour une sélection nationale. Il doit manifester l’envie et il attend. Autrement, c’est plus proche du mercenariat qu’autre chose.

À Joseph Desiré JOB j’ai posé il y a quelques mois, cette question : À quel moment as-tu décidé de jouer pour le Cameroun ? Sa réponse était la suivante : Il n’a jamais été question d’autres choses que le Cameroun. Mon père m’amenait de façon systématique au Cameroun en congés et il y en avait que pour le Cameroun à la maison. Mon analyse : si ce travail n’est pas fait à la base, dès le départ, il y a des choses inutiles à forcer.

Je rappelle que pour les cas de Matip et CHOUPO, leurs parents Camerounais en 2010 , avaient fait de leur arrivée en sélection une priorité. En 94, lorsque Patrick MBOMA est sorti in extremis de la liste pour la Coupe du monde, pour y introduire des joueurs blessés et hors de forme, il n’a pas foncé vers la première nationalité voisine disponible pour « réparer la frustration ».  Parce que ses parents avaient fait le nécessaire, pour le fixer sur sa patrie. Et il a attendu presque quatre ans.

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Naître et grandir hors de ce pays, n’est pas une excuse pour définir un environnement pour être courtisé. Et encore, tous ceux qui veulent être courtisés, dans la plupart des cas, sont les déçus des sélections européennes qu’ils attendent et qui ne viennent pas (Ngog, Nkoudou, Bahebeck, Itanje et j’en passe).

Par ailleurs, notre sélection nationale même actuelle a des joueurs qui ont choisi le Cameroun, sans avoir une filiation connue avec lui, ou une filiation découlant de leur maman. À quel moment c’est un scandale pour Evan Ndicka de jouer pour la Côte d’Ivoire, terre de sa maman ? On va me rétorquer qu’il avait manifesté l’envie de jouer pour le Cameroun. Soit.

Mais son vœu ne vaut pas automatiquement sélection. En plus si ce vœu est accompagné d’un chantage de pouvoir prendre une autre nationalité sportive, il n’est pas sincère. Son choix ne doit ni décevoir quelqu’un, ni choquer un tierce.

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Arrêtons de faire comme s’il s’agissait d’un échec diplomatique comme s’il était disputé entre deux pays. Evan Ndicka a fait son choix. Il faut le respecter. Les Ndoram et les Weah avaient fortement été courtisés par Claude Leroy à l’époque. En plus de se heurter à leurs engagements antérieurs dans leurs sélections d’origine, il était impossible de changer le logiciel de leur attachement à leur patrie. Un cœur qui bat, dont la flamme brûle d’amour pour quelqu’un ou quelque chose, n’est ouvert à aucune négociation.

Sauf s’il a fait une mutation pour porter les habits de Bob Denard. Laissez les binationaux où ils sont. Ceux qui veulent venir, sauteront eux-mêmes dans le premier avion. Préparons et encadrons les talents d’ici, qui savent que le seul rêve de leurs propres parents, est de s’asseoir avec les voisins et la famille, et savourer avec fierté les couleurs vert rouge et jaune de leurs fils sur les épaules. C’est la base de tout.


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