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Me Alice Nkom annonce une plainte contre les agresseurs de Shakiro

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Avocat du célèbre transgenre et militante engagée de la cause LGBT au Cameroun, Me Alice Nkom entend réclamer justice suite à l’agression de Shakiro dans la soirée du 8 août 2021 à Douala.

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Me Alice Nkom (c) Droits réservés

Loïc Midrel Njuekam, alias Shakiro le transgenre le plus en vue au Cameroun a été copieusement battu par des inconnus dans la soirée du 8 août 2021 à Douala dans la capitale économique du Cameroun.

Les images de la scène, diffusées dans les réseaux sociaux sont choquantes. Plusieurs personnes non identifiées ont agressé physiquement l’homosexuel dans la soirée de dimanche 8 aout 2021. Dans une vidéo partagée sur la page Facebook, trainé au sol en tenue d’Adam par ses ses bourreaux qui lui demandent de décliner sa véritable identité sexuelle.

Les sévices corporels subits au cours de cette opération l’on conduit dans un hôpital de la place pour des soins. C’est à partir de son lit d’hopital que l’homme a annoncé son départ du Cameroun.

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« Je suis un être vivant après tout et sachez que ce n’est pas de ma faute si je suis de la sorte. Même vos visites, je ne veux pas car personne ne m’aime. Je ne peux pas vous porter plainte car Dieu sait ce qu’il fera !… Merci pour les cadeaux chers camerounais après ma sortie de l’hôpital, je vais rester chez moi dormir jusqu’à ma mort », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Je vais quitter le pays ci… Après la prison, c’est l’hôpital et après ce sera les USA».

Condamné il y a quelques mois à 5 ans de prison pour « tentative d’homosexualité », Shakiro et a été libéré depuis plusieurs semaines grâce à l’intervention de Me Alice Nkom qui a défendu sa cause au tribunal. Alors qu’il vient de nouveau d’être victime de violence, Me Alice Nkom souhaite encore prendre fait et cause pour elle.

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Rappelons qu’au Cameroun, l’homosexualité reste illégale. L’article 347-1 du code pénal en vigueur stipule que l’homosexualité est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende 20 000 à 200 000 FCFA. Elle concerne « toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ».

 


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