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Financement de la presse privée au Cameroun : Réactions croisées de Souley Onohiolo et de Jean Baptiste Atemengue

Invités sur de l’émission « GRAND DÉBAT » sur CAM10 TV, les deux panélistes ont réagi sur la question du financement de la presse privée au Cameroun, ainsi que sur les pratiques et les défis auxquels les médias font face dans le pays.

Atemengue Jean Baptiste
Jean Baptiste Atemengue, maire de la commune de Ngoumou et militant du Rdpc - capture vidéo Lebledparle

Critiques sur l’arbitraire dans la distribution de l’aide publique à la presse privée

Souley Onohiolo exprime son inquiétude quant à l’arbitraire présumé dans la distribution de l’aide publique à la presse privée. Il suggère que cette aide pourrait être distribuée de manière sélective en fonction des affiliations politiques ou des louanges adressées à certaines personnes ou institutions. « Il y’a un arbitraire qui existe dans cette distribution. On a l’impression que si tu ne chantes pas les louanges de telle personne ou de telle personne, tu ne peux pas bénéficier de cette aide », déclare le journaliste en service au quotidien Le Messager.

Les responsabilités des journalistes

Souley Onohiolo souligne le besoin de responsabilité dans le journalisme. Il évoque la manière dont certains articles de presse peuvent mettre en difficulté les personnes mentionnées et appelle les journalistes à être conscients de l’impact de leur travail sur la vie des individus. « Nous prenons trop de liberté à exercer ce métier [journalisme]. Vous lisez un article, vous ne savez pas où la personne veut aller (…) Vous ne savez pas comment un article de presse peut mettre en difficulté un responsable de famille. Vous vous souvenez du top 50 », ajoute-t-il sur le plateau de GRAND DÉBAT sur CAM10 TV.

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Les relations entre la presse privée et les ministères

Dans GRAND DÉBAT sur CAM 10 Télévision, Jean Baptiste Atemengue analyse le fonctionnement du financement de la presse privée au Cameroun. Il mentionne que certains journaux privés dépendent financièrement de ministères et du Celcom (Conseil National de la Communication) pour leurs recettes. Cela soulève des questions sur l’indépendance éditoriale et la transparence dans le secteur des médias. « Il y’a des journaux qui vivent grâce à deux ou trois ministères avec qui, ils s’entendent, en passant par le Celcom et ça fait leurs recettes », déclare le militant du Rdpc.

Le financement de la presse privée par l’État

L’intervenant note que l’État camerounais alloue des fonds considérables pour le soutien de la presse privée. Cependant, des préoccupations subsistent quant à la manière dont ces fonds sont distribués, avec des allégations d’opacité et de favoritisme. « L’État dépense des milliards de francs par an pour la presse privée mais sauf que c’est fait de façon discrétionnaire », ajoute Jean Baptiste Atemengue qui est le maire de la commune de Ngoumou.

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Ces extraits mettent en lumière les enjeux liés au financement de la presse privée au Cameroun, y compris les préoccupations concernant la transparence, l’indépendance éditoriale et la responsabilité journalistique. Ils reflètent également les débats en cours sur la manière dont les médias sont financés et opèrent dans le pays.

 


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