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Tribune : Mamadou Mota ou le procès d’une Jeunesse Coupable !

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Dans une tribune libre publiée sur les réseaux sociaux, Fernand Djampou, analyste politique s’exprime sur la situation politique du premier vice-président du MRC, aujourd’hui incarcéré à Kondengui.


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Mamadou Mota – capture photo

« Mota est en prison. Pourtant son esprit n’aura jamais été aussi libre. Les jeunes s’expriment de plus en plus, les jeunes s’engagent davantage. Les jeunes sont entrain de se prendre en main. Mota fait sa métastase salutaire », écrit-il.

Lebledparle.com vous propose l’intégralité de la réflexion.

Ces trois dernières années ont révélé une jeunesse capable de s’intéresser à la politique. Bonne chose, quand on sait que le dispositif institutionnel ne s’y prête pas.

Cependant, les lendemains de la dernière présidentielle nous dévoilera une vérité pourtant mathématique. Une certaine jeunesse existe tout simplement parce qu’une vieillesse l’aura engendrée.

Le pays constatera que le système est entrain de s’offrir une cure de jouvence. Avec une jeunesse aussi crapule que ses créateurs. Une jeunesse dont le casier moral est aussi longue que la distance Edéa Yaoundé.

Une jeunesse arrogante, insultante, pédante, prétentieuse, cupide et encore plus roublarde que son géniteur. C’est le peuple qui trinque. C’est le peuple qui se questionne d’avoir bêtement et facilement cru en cette jeunesse aussi vielle en sorcellerie.

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Heureusement pour ce pays, rien n’est jamais totalement perdu. Il y’a des jeunes qui s’expriment plus par des faits que par les discours. Une certaine jeunesse qui préfère être dans l’ombre et qui pourtant illumine le chemin de la révolution. Mamadou Mota en est la parfaite illustration.

La première qualité de ce jeune est la sincérité. Il est sincère dans son combat, celui d’offrir une vie meilleure à son semblable. Il a cette fougue qui caractérise la jeunesse qu’ il met au service de la défense des faibles.

Il aurait pu comme d’autres faire chemin solitaire, mais il a cru en un mouvement et son leader à qui il voue respect et loyauté. Les camerounais ont pu découvrir récemment qui aura engendré cet enfant de la générosité. La fierté d’une famille, d’un père qui est devenu le « père de Mota ».

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Mota est en prison. Pourtant son esprit n’aura jamais été aussi libre. Les jeunes s’expriment de plus en plus, les jeunes s’engagent davantage. Les jeunes sont entrain de se prendre en main. Mota fait sa métastase salutaire.

C’est un parent qui choisit de neutraliser l’enfant d’un autre pour des raisons subjectives. Mais il est trop tard. Car Mota est entré dans les cœurs. C’est une icône. C’est le symbole de la jeunesse sincère. Par opposée à la jeunesse filou et mal-proposante.

Mota ô mulema

« La pensée dans l’urgence « 

 


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