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Cameroun : Maurice Kamto avoue avoir un faible pour la communauté Bulu

KK

Quelques jours après avoir annoncé que le parti politique qu’il dirige ne prendra plus part au double scrutin de février 2020, Maurice Kamto s’est rendu sur le plateau d’Equinoxe TV dans le cadre de l’émission  « La Vérité en face » présentée par Cédrick Noufele. Il a profité de cette tribune à lui consacrée pour notamment revenir sur son allocution jugée indélicate pendant le contentieux post-électorale de 2018.

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Maurice Kamto sur Equinoxe TV  (c) Droits réservés

Le discours de Maurice Kamto devant le conseil constitutionnel en octobre 2018 restera encore longtemps dans les mémoires. Prenant la parole devant les juges pour expliciter la plainte du MRC demandant l’annulation partielle de l’élection présidentielle qui venait de se tenir, le candidat Kamto va sortir une phrase devenue mythique sur la scène nationale : « Est-ce qu’il faut passer un concours pour être Bulu ? »

Cette sortie avait suscité une levée de boucliers dans le camp Biya. Les fervents défenseurs du régime ont reproché à Kamto d’avoir adopté  une posture tribaliste et de semer les germes de la division ; l’auteur s’explique un an plus tard.

 « J’ai dit, je m’appelle Maurice Kamto, je suis née le 15 février 1954 à Bafoussam. Oh Bafoussam ! De par la géographie camerounaise, cela correspond à ce qu’on appelle région bamiléké. J’en suis originaire, certains auraient voulu que je dise que je ne vienne pas de cette région où de cette ethnie. J’ai aussi dit que j’étais au gouvernement de Paul Biya, j’ai démissionné, je suis candidat contre lui, certains trouvent cela comme la trahison », déclare d’emblée celui qui arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018.  

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Kamto déclare sa flamme à l’ethnie  du président Biya

Dans la suite de son propos, le président national du MRC a tenu à éclaircir l’opinion publique sur le sens réel de son discours durant le contentieux post- électoral non sans clamer haut et fort son amour pour le peuple Bulu.

« Ce n’est pas devant le conseil constitutionnel que j’utilise pour la première fois cette formule. Pendant toute ma campagne je procédé ainsi, je l’ai fait à Ebebda, à Ebolowa et partout ailleurs. J’ai dit je vous aime au point où s’il fallait passer un concours pour être de cette ethnie-là moi je passerai. J’ai entendu des membres du gouvernement de notre pays, essayé de faire une tartine sur cette sortie. Ils ont bien compris ce que je voulais dire », Poursuit l’agrégé de droit.

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« Qu’est ce qui y a de tribalisme dedans. Je vous aime, les Bulus. Ce n’est pas parce que je ne parle pas complètement la langue que je ne me sens pas à l’aise ici. Et que s’il fallait pour vous montrer à quel point je vous aime, passé par un concours, dites-moi par quel concours je passerai. Si certains n’ont pas compris ma logique devant le conseil constitutionnel, j’espère qu’ils l’ont compris ce soir », soutient Maurice Kamto sur le plateau d’Equinoxe télévision.


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