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Mathias Eric Owona Nguini : « Rigobert Song et les lions indomptables avancent bel et bien »

Après le match Lybie-Cameroun, du mardi 21 novembre 2023 comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la coupe du monde 2026, qui s’est soldé par un score de parité (1-1), l’analyste sportif, Mathias Eric Owona Nguini pense que le Manager sélectionneur des lions indomptables et son équipe sont sur la bonne voie. Lebledparle.com vous propose le texte intégral.

LIC Maurice

Je le répète, le manager Rigo Song et les lions indomptables avancent bel et bien. N’en déplaise aux bouches aigres et aux langues fourchues.

Malgré les jérémiades ou les mensonges de ceux qui volontairement ou involontairement ne sont pas en mesures de cerner les progrès techniques et tactiques des lions indomptables, le manager-sélectionneur et son staff avancent. L’équipe se met en place. Elle commence à densifier son jeu et à mûrir sa vision tout en développant sa palette. Contrairement au regard naïf, les lions indomptables ont mieux joué que contre l’île Maurice.

1-un jeu qui se densifie.

Même si les grincheux habituels ne veulent pas l’admettre, le jeu des lions gagne en substance. Ils commencent à améliorer leur circulation de la balle, exploitent mieux les intervalles et affinent leurs contrôles et leur transmission de la balle. Ils varient de plus en plus, passant des passes directes à des transversales. On les voit alterner entre le jeu long et le jeu court. L’occupation défensive semble s’améliorer avec le système à 3 défenseurs qui peut se muer en système à 4 défenseurs du fait de l’adaptabilité de Castelletto pouvant glisser en latéral droit. Les couloirs défensifs se montrent plus percutants en phase offensive. De plus en plus de transversales et centres sont tentés. Ces lions ne se contentent plus des attaques placées. Ils doivent néanmoins pouvoir percuter des deux côtés. Cette équipe a aussi besoin d’un patron plein et capable dans l’entrejeu.

 2-une vision en cours de maturation.

La vision  du jeu des lions indomptables s »affine. Ils commencent à coûter le terrain d’un jeu essentiellement réactif et improvisé. On les voit de plus en plus sortir de schémas étriqués. c’est dans cet esprit que s’applique l’ amélioration de leur rythme qui apprend à sortir de la lenteur routinière et de la lourdeur coutumière, en préparant et en exécutant des attaques percutantes ou fulgurantes. Ils s’efforcent aussi d’améliorer leur nonchalance dans l’exécution du jeu aussi bien défensif qu’offensif. Ils commencent à orienter le jeu vers l’avant, même s’ils ne cernent pas encore tout l’intérêt d’assurer la remontée permanente vers le camp adverse. Cette équipe doit absolument améliorer la préparation et l’exécution des balles arrêtées pour les articuler à la capacité d’en user pour systématiquement en tirer des occasions de but.

 3- une palette qui s’enrichit.

Le coach Rigo et son staff (Sébastien Migné; Augustine Simo; Souleymanou Hamidou) dispose d’une palette large. ils ont  maintenant à disposition de vraies solutions dans les couloirs défensifs ( à droite avec Junior Tchamadeu et même Olivier Mbaizo; à gauche avec Darlin Yongwa et Enzo Tchato. en défense centrale, Jean Charles Castelletto prend de l’ épaisseur. Castelletto peut dépanner en latéral droit. Christopher Wooh commence à s’enracine. Omar Gonzalez Njoya développe son vécu et Harold Moudiki est là. Malcolm Bokele Mputu et Nouhou Tollo. ce dernier semble plus à l’ aise au centre. Le milieu a de nombreux porteurs d’eau comme Olivier Kemen, Martin Hongla qui est indispensable dans le groupe. les relayeurs comme André Frank Zambo Anguissa, Pierre et Olivier Ntcham doivent améliorer leur impact dans l’entrejeu voire en assumer le leadership en l’absence d’un métronome alerte dans la coordination des lignes. On doit commencer à outiller vraiment le jeune Ben Elliott Njongoue. Si pour la Can, il est peut – être tard d’appeler Steve Mvoue comme régulateur et Avom comme feu follet, il faut penser à eux pour la suite de la campagne de qualification pour la coupe du monde. En attaque, Mbeumo apporte un plus et Georges Kévin Nkoudou doit être incité à le faire en usant de son potentiel de provocation. Njie Clinton peut encore donner un coup de main et Toko doit être mis en concurrence pour se remotiver. En attaque centrale, si Aboubacar et Choupo conservent la préséance, il faut commencer à les mettre en concurrence avec Frank Magri et Faris Mounbagna. Pour la cage, André Onana demeure le patron et Fabrice Ondoa est un substitut expérimenté et déjà primé en Can quand Epassy a aussi une expérience internationale concrète.

Pour approfondir :   CAN 2019 : Samuel Eto’o lynché sur la toile après l’élimination des Lions indomptables

 


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