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[Point de vue] Il faut sauver le soldat CRTV

Jean Atangana, ancien directeur des rédactions à la CRTV a commis un texte après la sortie Charles Ndongo donnant des explications sur la diffusion du match Lybie-Cameroun du mardi 21 novembre 2023 à Bengazi. Lebledparle.com vous propose le texte intégral.

Atangana Jean

« En quatre paragraphes, cinq phrases. Tout est dit et bien dit dans ce communiqué signé du Directeur Général de la CRTV dont nous partageons la peine face à la situation décrite, et surtout face aux auditeurs,  téléspectateurs, internautes et annonceurs désabusés de la CRTV : le match Libye-Cameroun n’a pas été diffusé sur les antennes de l’audiovisuel de service public à cause des droits de diffusion qui sont passés du simple à plus du double (augmentation de plus de 100 %). Et n’ont pas été payés.

Les négociations étaient en cours jusqu’à l’heure de début de la rencontre (17h, heure de Yaoundé, ce 21 novembre 2023), croit-on comprendre aux entournures du texte porté à l’attention de l’opinion.

Tout auditeur attentif du Poste National de la CRTV a  dû subodorer ce « malaise » à l’écoute de « Micro Majeur », un programme culte, porté par les éditorialistes de talent de la CRTV, dans ses versions « on n’est pas dupes », « point d’exclamation », « en plus clair »…

De quoi demain sera fait ? Quelle sera la suite de cet incident majeur sur le parcours triomphant du Renouveau sportif ? Jusqu’où ira cette affaire de privation de droit de diffusion des matchs de football, et par ricochet, de privation de droit à l’information sportive, à l’information tout court ? La CRTV constitue-t-elle toujours une priorité dans le cadre des arbitrages budgétaires de l’État ?

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La session budgétaire en cours au Parlement devrait adresser plus hardiment cette problématique. Il faut craindre que la non diffusion du match querellé pour les raisons officiellement portées sur la place publique, ne soit que l’arbre qui cache la forêt de l’incurie financière, matérielle, technique et technologique dans laquelle surfe la CRTV de ces dernières années. La CRTV de Monsieur Charles Ndongo.

S’attaquer ainsi directement à la fille aînée du Renouveau sur son 41, c’est chercher à réduire au silence le tam-tam de Celui que l’on sait ; c’est in fine porter atteinte à l’image du pays, à sa réputation, à la crédibilité de ses dirigeants, à la fierté des Camerounais.

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Hier, c’était un éventail frénétiquement agité de la main pour ventiler l’international Francis Ngannou, de passage au siège de la CRTV à Yaoundé.  Aujourd’hui, l’offre musicale de clips en série, en lieu et place du match attendu, ne pourra éternellement étouffer la passion de ceux qui ne jurent que par ces adjuvants que sont devenus les spectacles sportifs, le football en l’occurrence, qualifié, à tort ou à raison, d’opium du peuple.

Il faut sauver l’audiovisuel de service public. Il faut sauver le vaillant soldat CRTV. »


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