Christian Ntimbane Bomo, évalue à 8 millions d’Euros, les fonds collectés dans l’initiative Survie Cameroun

L’avocat installé à Paris, parrain de l’initiative Survie Cameroun réclame un audit judiciaire qui selon lui permettra de voir plus clair dans la gestion de l’opération lancée par Maurice Kamto dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Il s’est exprimé sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI) le 11 mai 2021.

Me Christian Ntimbane Bomo (c) Droits réservés

La gestion des fonds collectés dans le cadre de la riposte contre le Covid-19, organisée par le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto continue de faire jaser. De plus en plus sceptique au sujet de la gestion des sommes d’argent collectées dans le cadre de l’opération Surie Cameroun, Me Christian Ntimbane Bomo vient de jeter un nouveau pavé dans la mare.

Le parrain de l’initiative Survie Cameroun estime que les sommes collectées, et celles déclarées officiellement sont en déphasage.  « J’ai constaté qu’il y a un document qui fait état de ce que des collectes qui ont été enregistrés en interne, qui n’ont pas été affichées sur la plateforme étaient de l’ordre d’environ 8 millions d’Euros », notons l’avocat le 11 mai 2021 sur l’antenne de RFI.

L’avocat camerounais membre de la société civile dit avoir enquêté sur ces nouveaux chiffres. « J’ai donc demandé des clarifications sur ces données et de nombreux Camerounais sont en train de se poser la question de savoir combien exactement on a eu à collecter ».

Dubitatif au sujet des explications données par les trois cabinets d’audit qui expliquent la différence entre les montants collectés et les sommes disponibles dans le compte bancaire de Survie Cameroun à Paris, Me Christian Ntimbane Bomo suggère le recours à la justice française pour établir ce qu’il considère comme la vérité.

« J’ai proposé, pour clarifier les choses, qu’il faut un audit judiciaire. Ou alors une sorte d’expertise judiciaire. Parce que déjà il est fait par un auditeur désigné par un juge, sous le contrôle d’in juge, qui vont faire le travail en toute indépendance, en toute neutralité. Voyez-vous, on a eu à faire à des audits amiables qui n’ont pas tous les éléments forcément », explique l’avocat affilié au Barreau de Paris avant conclure : « puisque des personnes qui sont suspectées ici, je peux le dire ainsi, sont celles qui ont mis les documents à la disposition des auditeurs. Une expertise judiciaire nous permettra de voir clair dans cette affaire. C’est simplement un souci de transparence ».

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