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Christian Bomo Ntimbane : « le mariage est en crise de confiance dans les milieux africains »

Dans une publication sur Facebook, l’Avocat Christian Bomo Ntimbane parle de l’affaire Hakimi qui circule sur la toile. Le juriste pense que mettre ses biens au nom de sa mère ne protège en rien. Il pense que les réactions qui approuvent cette fausse affaire montrent que le mariage dans les milieux africains est en crise. Il trouve le discours qui est fait sur la femme.

Hakimi madame

Lebledparle.com vous propose le texte intégral

En parcourant tous ces débats sur la fausse affaire du footballeur Hakimi qui aurait dépossédé sa femme en mettant tous ses biens au nom de sa mère, on comprend  que le mariage est en crise de confiance dans les milieux africains.

Qu’entendez- vous par la femme doit travailler son argent, faire ses économies pour ne pas regretter si elle vient à se séparer de son mari?

Une femme  au foyer ne travaillerait  donc pas  parce qu’elle ne sort pas travailler ou faire un petit commerce.

Et quand survient le divorce, elle n’a pas droit au partage des biens issus du travail de son mari.

Quelle connerie de raisonner ainsi !

Savez- vous combien d’hommes ont échoué parce qu’ils n’ont pour  pas simplement eu  de femme? Ou parce qu’ils n’ont pas eu de relations amoureuses stables ?

La femme participe à la production et à l’épanouissement professionnel de son mari.

Cela se démontre dans tous les métiers.

Même dans l’armée où la femme du soldat est honorée au même titre que son mari.

De ce fait, la femme ayant contribué à cet épanouissement donc au rendement professionnel de son époux a  droit au partage des revenus et des résultats en cas de séparation.

C’est même quelque peu absurde de parler des biens du mari alors que la femme y contribue à le booster, à le mettre dans les conditions nécessaires à son épanouissement au travail.

La séparation de biens n’est qu’un instrument juridique.

D’ailleurs, pour éviter la lésion de la femme au foyer surtout, dans un régime de séparation de biens, il y a la prestation compensatoire qui remplace valablement le partage des biens.

Elle est même plus intéressante que le partage des biens.

Car dans le partage des biens, il faut payer les impôts, supporter les dettes découlant des biens partagés.

Ce qui n’est pas le cas de la prestation compensatoire.

Pour approfondir :   Evénements tragiques de Ngarbuh : Paul Biya joue la carte de la transparence

Christian Ntimbane Bomo

Société Civile des RECONCILIATEURS.

Culture juridique : affaire des biens du footballeur Hakimi prétendument cédés à sa mère

Sur les réseaux sociaux, une information faisant état de ce que l’épouse du  footballeur du PSG, Achraf  Hakimi aurait demandé le divorce pour se voir attribuer à parts égales les biens de ce dernier.

Mais que finalement, elle aurait été désillusionnée devant le tribunal, en constatant que ce dernier avait fait mettre « sagement », ses biens au nom de sa mère selon de nombreux phallocrates, mysogines, machos, enjaillés et en extase.

Il y a lieu de rappeler qu’effectivement le 27 mars dernier, l’épouse de Achraf Hakimi, de nationalité hispano- tunisienne Hiba Abouk avait  annoncé être séparé de son époux, avec lequel elle a 02 enfants, au moment de la révélation d’une  mise en examen de ce dernier,  pour des accusations de viol d’une jeune dame à Nogent Sur Marne en France.

Ce fait de société d’une épouse qui aurait été privée des biens du couple, au – delà de son caractère invraisemblable, notamment en ce qui concerne l’inscription des biens du footballeur au nom de sa mère, permet néanmoins d’apporter des clarifications sur les droits de cette femme victime d’une infidélité de son mari.

1- La conjointe abusée pourrait avoir  droit au paiement de  dommages et intérêts à la suite d’un divorce pour faute.

Ces dommages et intérêts répareront le préjudice moral subi par la conjointe victime de l’infidélité.

Ils sont souvent très lourds et à l’origine de la perte de fortune des stars.

Aux Etats- Unis par exemple  ils prennent même souvent la forme d’une punition. D’où l’expression dommages et intérêts punitifs.

2- La conjointe abusée pourrait aussi avoir droit  à une indemnité compensatoire.

Cette indemnité a pour but de compenser le train de vie que la conjointe victime menait avec son époux.  On imagine le train de vie élevé de la femme d’un footballeur. Dans la pratique judiciaire, elle se fera  attribuer la moitié des salaires de l’époux jusqu’à ce qu’elle se remarie ou que le niveau des ressources de ce dernier baissent drastiquement. Cette indemnité compensatrice peut aussi être un lourd capital arrêté dans le cadre d’un contrat de mariage.

Pour approfondir :   [Tribune] Caroline Meva : « La CPI se présente en réalité comme une arme de chantage utilisée par les grandes puissances mondiales»

À cet effet la femme du footballeur Hakimi aura un droit sur les salaires et autres revenus de ce footballeur jusqu’à ce qu’elle décide de se remarier. La plupart des femmes dans ces situations ne se remarient pas souvent.

Hakimi gagnerait selon certains journaux spécialisés 01 million d’euros par mois. Sa femme aura possiblement droit à une indemnité de  500 milles euros tous les mois, à laquelle pourra être ajoutée la moitié de ses revenus publicitaires.

3- Dans l’hypothèse d’un régime matrimonial de communauté de biens, les biens acquis par le footballeur seront partagés à parts égales avec son épouse.

Ainsi la femme aura un droit de poursuite sur tous les biens acquis pendant le mariage et qui se retrouveraient prétendument comme annoncé dans les réseaux sociaux entre les mains de tiers, y compris de la mère du footballeur.

Elle pourra annuler toutes les donations, et même les legs  faits à cette dernière sans son consentement. Car dans le régime de la communauté des biens, les actes de disposition c’est à dire de cession, de legs, donations, pour être valables, nécessitent  l’accord de tous les conjoints.

Christian Ntimbane Bomo

Société Civile des RECONCILIATEURS.

 

 


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