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Pourquoi les Camerounais sont-ils impulsifs et agressifs lorsqu’ils sont au volant ?

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Il est de plus en plus fréquent de voir sur nos routes, des automobilistes se sentir dans leur bulle lorsqu’ils sont au volant. Des querelles spectaculaires, des menaces, des injures et autres formes de frustrations pouvant conduire aux accidents de circulation sont, à longueur de journées, entretenues sur nos axes routiers. Pour tenter de comprendre le phénomène, lebledparle.com a mené son enquête.

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Image d’illustration (c) Droits réservés

Le constat est clair. Au volant, les Camerounais se métamorphosent. Suivant l’échantillon de conducteurs approchés par notre reporter, quatre sur cinq admettent ne pas se reconnaître lorsqu’ils sont dans leur voiture. Non-respect du code de la route, injures, klaxon intempestif… Ces comportements ne sont pas sans conséquences sur la sécurité routière.

Selon le psychologue camerounais Didier Damassosso, contacté par lebledparle.com, la voiture a en effet « tendance à changer le comportement des automobilistes » sur la route. Et ce changement de comportement est indissociable aux « accidents de la circulation ».

D’après lui les origines des violences sur la route sont diverses. Mais, « nous devons situer la problématique dans une perspective psychosociale c’est-à-dire, le sujet est en interaction avec un groupe ». De ce point de vue, poursuit-il « ce dernier, une fois sur la route, cesse d’être lui. Il rentre en interaction avec d’autres idéologies qui se logent dans sa structure psychique. Cela peut être la représentation de ce qu’est la route, ou de ce qu’il conduit… », fait-il savoir.

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Dans le prolongement de sa pensée, le psychologue renseigne que la réaction d’un automobiliste peut également témoigner d’un comportement « masqué à l’intérieur » d’un sujet, qui trouve son terrain d’expression sur « les frustrations et contraintes qu’impose la conduite ».

Didier Damassosso évoque aussi les contraintes liées au temps. Pour lui, la pression temporelle peut modifier le comportement d’un sujet et l’amener à sortir de lui surtout face aux embouteillages, qui font perdre de si précieuses minutes.

Mais alors pourquoi se lâche-t-on en voiture alors que notre comportement change dès que l’on redevient piéton ? Pour les conducteurs approchés, bon nombre de chauffeur enquêtés déclarent ne pas supporter le comportement des autres usagers qui la plupart du temps, « font preuve d’incivisme ».

À cette question, le psychologue pense que « la voiture est un espace physique protecteur ». C’est un peu l’équivalent de l’anonymat des réseaux sociaux où « on se lâche parce que le risque de représailles est faible, et cela permet d’évacuer le stress ».


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