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Matomba : « L’amélioration des droits des salariés est une condition majeure du renforcement de la qualité des médias au Cameroun »

Matomba : « L’amélioration des droits des salariés est une condition majeure du renforcement de la qualité des médias au Cameroun »

Dans une tribune publiée sur la toile, le Premier secrétaire du PURS parle de la situation des médias au Cameroun. La situation n’est pas reluisante selon lui et il faut améliorer la situation. « L’amélioration des droits des salariés  est une condition majeure du renforcement de la qualité  des médias au Cameroun et leur capacité à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’une société porteuse de dignité humaine, de justice, de paix et de fraternité », écrit-t-il.


Matomba : « L’amélioration des droits des salariés est une condition majeure du renforcement de la qualité des médias au Cameroun »
Serge Espoir Matomba – DR

Ci-dessous, l’intégralité du texte.

POUR UN LABEL DE RESPONSABILITÉ SOCIALE DANS LES MEDIAS…

Le secteur des médias joue un rôle majeur dans la promotion des valeurs universelles de liberté d’expression, de respect de la dignité humaine et du devoir d’informer la population.  Pourtant, dans différents organes de presse au Cameroun, la situation des salariés des médias, journalistes ou non, reste précaire. Le secteur se paupérise et le salarié de médias n’est plus libre.

L’amélioration des droits des salariés  est une condition majeure du renforcement de la qualité  des médias au Cameroun et leur capacité à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’une société porteuse de dignité humaine, de justice, de paix et de fraternité.

Aujourd’hui, il faut donc articuler l’obtention d’aides au développement de ce secteur avec le respect de normes sociales au travers de la mise en place d’un label de responsabilité sociale pour les médias de notre pays.

Nous proposons ainsi de lier programmes de coopération et bonnes pratiques sociales. Car, des organismes accompagnent le  développement de certains médias  au travers d’aides financières et de formations, sans pour autant avoir de visibilité sur les pratiques sociales de ces entreprises.

Il s’agit notamment d’orienter les programmes de coopération vers des entreprises labellisées pour leur mise en conformité avec les normes sociales internationales.

Les critères de labellisation doivent porter  sur la lutte contre la précarité et la corruption (contrats de travail), la couverture santé et prévoyance, la rémunération effective, la reconnaissance des droits syndicaux, le refus de toute discrimination et transparence des gestions de carrière, l’égalité homme/femme et lutte contre le harcèlement, les conditions de travail, hygiène et sécurité, le tutorat et la formation professionnelle…

La mise en place d’un label social permet d’étendre  ces droits dans les entreprises, de faire reculer la précarité, de diffuser plus largement des pratiques responsables socialement, d’assurer l’indépendance de la ligne éditoriale de certains médias, promouvoir le développement durable par l’utilisation efficiente des médias mais surtout de renforcer la démocratie par des médias de qualité.

 

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