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Guibai Gatama : « Le Rdpc sans les Nordistes, c’est un parti moyen »

Le Coordonnateur du mouvement 10 millions de nordistes a fait cette déclaration sur son compte Facebook, le lundi 13 mars 2023, comme l’a constaté Lebledparle.com.

Gatama Guibai

Le journaliste rapportait pour ses internautes, l’échange qu’il a eu avec un compatriote au sujet des élections sénatoriales, notamment sur la razzia du parti au pouvoir. « Ce matin, tôt, à la station Total de Ngousso à Yaoundé, un Monsieur me taquine : « Guibai, le RDPC a tout raflé dans le Nord (il veut parler du Grand-Nord et des sénatoriales), vous n’avez pas une organisation politique locale forte pour vos ambitions de reconquête du pouvoir ». Je récupère ma petite monnaie et lui dis : « Le Rdpc au Nord c’est qui ? Les Nordistes ! Le Rdpc sans les Nordistes, c’est quoi ? Un parti moyen ! Qui ont été élus au Nord ? Les Nordistes ! Et pour finir, je lui ai dit que l’herbe fraîche des verts pâturages d’Etoudi était au-dessus des partis. Qu’importe la couleur du mouton, pourvu qu’il broute… », écrit Guibai Gatama, Directeur de publication de L’oeil du Sahel sur Facebook.

Le politologue Yvan Gaon Issekin analyse la sortie de Guibai Gatama.

La cause semble entendue : le RDPC domine la géopolitique partisane du Cameroun, en étant parti pour contrôler tous les échelons de pouvoir (présidentiel ; régional; législatif, municipal) en contrôlant une fois de plus le Sénat. Quelques singularités se dégagent ici pour conforter la thèse des logiques d’établissement dans l’expression des votes:

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1-  La mise en scène d’un monitoring électoral au service de la représentativité et de la transparence du vote aux sénatoriales par la mobilisation de la totalité du collège électoral contrairement à 2013 et 2018.

2- Des élections en apparence degouvernementalisées (Le RDPC progresse) laissant confirmer dans les résultats, le localisme de l’offre électorale.

3- Une progression des votes stratégiques, notamment des votes utiles en faveur du parti au pouvoir pour des forces politiques absentes(Le PCRN dans le NEK) ou présentes (le FDC dans la Lekié) dans les régions au cours du scrutin.

4- Une multiplication multifactorielle des votes en faveur des partis d’opposition en dehors de leurs terres d’élections émanant des forces d’opposition (PCRN dans le Nkam et le Moungo) mais aussi du pouvoir (FDC dans le Mfoundi).

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5-Une nécessaire interprétation d’une abstention plurielle (abstention, votes blancs) et mulfactorielle pour des élections en apparence mobilisatrices.

6- Les limites des stratégies du boycott du MRC dans une compétition électorale multiniveaux au Cameroun (boycotter un échelon stratégique comme les municipales revient à affaiblir totalement le déploiement de la totalité du spectre de l’action politique d’un parti).

7- La consolidation du financement de la vie politique comme enjeu de pouvoir à l’issue des élections.

8- la multiplication des situations politiques paradoxales aux niveaux régional (Adamaoua pour l’UNDP), départemental (Noun pour l’UDC;  Haut Nkam pour l’UMS) et l’affaiblissement des systèmes géopolitiques locaux d’opposition.

 


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