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Jean François Channon : « Sommes-nous devenus une République Carcérale ?»

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Après la proclamation des résultats de la présidentielle du 7 octobre 2018, le climat social est davantage tendu à cause des revendications multiformes.

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Jean François Channon (c) Droits réservés

Les interpellations régulières de certains citoyens à répondre de leurs actes devant la Justice ont suscité la sortie de Jean François Channon dans l’éditorial de son journal Le Messager en kiosque ce 10 juin 2019.

En effet, le directeur de publication du quotidien Le Messager regrette que la démocratie ait encore des failles dans son pays quoiqu’on dise car : « Jamais les prisons n’ont été aussi pleines en temps de démocratie apaisée, que Kontchou estimait la plus avancée du monde ; assorti de délit d’opinion. Et les arrestations continues », déclare-t-il.

Le directeur de publication de Le Messager n’a pas sa langue dans la poche puisqu’il donne les exemples tangibles à lui pour illustrer ses propos : « La constitution est bafouée. La justice est otage du pouvoir. Exit le tribunal militaire, voici les internements administratifs qui signent le retour du régime d’exception », ajoute-t-il

Dans son éditorial, le DP se pose des questions qui appellent à la réflexion de chacun selon son entendement. « Où est passé le Cameroun de paix, de concorde, de progrès économique ? Franck le discret en représentation aux obsèques de Belinga Eboutou sous toutes les attentions de la République ? Ngoh Ngoh l’industrieux sous couvert de madame ? Cabral l’opportuniste aux bancs d’essais français ? Aboubakary Abdoulaye, vice-président du Sénat en embuscade institutionnelle ?», s’interroge-t-il sans cesse.

Pour approfondir :   Cameroun/Présidentielle2018 : Elecam refuse de retirer les bulletins de vote d’Akere MUNA

Malgré l’adage nul n’est censé ignorer la loi, Jean François Channon s’interroge quand même si la prison est la solution dans un pays où l’unité est le maitre mot : « Sommes-nous devenus une République Carcérale à défaut de demeurer une république unie ou de retrouver le fédéralisme jadis négocié par les pères fondateurs ?», pose-t-il.  


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