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[Point de vue] Ballon d’or : Le marketing du football le plus réussi

Dans un texte publié sur Facebook le lundi 30 octobre 2023, Martin Camus Mimb, journaliste sportif aborde le Ballon d’Or, une distinction prestigieuse décernée au meilleur footballeur du monde. L’analyste politique souligne l’importance de cette récompense dans la carrière d’un footballeur et son impact sur la notoriété et la reconnaissance internationale. En résumé, le message met en avant l’importance du Ballon d’Or dans le monde du football et évoque les défis auxquels les footballeurs africains sont confrontés pour remporter cette distinction prestigieuse. Il souligne l’importance de la couverture médiatique et de la perception pour influencer les votes des électeurs. Lebledparle.com vous propose le texte intégral.

Ballon or

Il n’y a pas un footballeur au monde qui commence sa carrière sans penser à cette distinction. Quelque que soit sa nationalité, il rêve de ce graal. Pourtant, ce n’est pas une distinction décrétée par la FIFA. Elle a même pendant un moment, accrochée sa réputation à elle, pour davantage faire régner son contrôle absolu sur la planète football. C’est que France Football a réussi à imposer au cœur du football, ce baromètre de performance, par la puissance de son réseau, l’ouverture et la flexibilité aux autres sensibilités, le marketing à outrance. C’est l’une des rares distinctions qui a résisté à l’épreuve du temps et des polémiques. Cette distinction bati les carrières et leur donne une épaisseur, que même les trophées comme la Coupe du monde n’arrivent pas à donner. Des joueurs champions du monde, font de la chasse à ce trophée un objectif de vie. C’est dire.

Et l’Afrique alors? Nous n’avons servi que de transition en 95, lorsqu’il fallait internationaliser la distinction et la rendre accessible à tous les joueurs évoluant en Europe. Sans rien enlever au talent de Georges Weah a cette époque, entendons-nous que c’était un vrai coup marketing pour Installer cette révolution. Mais c’est aussi la capacité d’adaptation de ce trophée qui commençait à subir la déferlante sud-américaine et les laisser à l’écart, donnait un triomphe sans gloire aux footballeurs européens. Sinon comment imaginer que Michel Platini ait trusté trois Ballons d’Or devant Maradona ou encore qu’en 86, l’année de la gloire de El Pibe de Oro, Igor Belanov décroche ce graal. La distinction s’est donc vite adaptée. Mais là encore, il y’a des paramètres d’influence qui font qu’un africain par exemple pourrait difficilement décrocher cette distinction.

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N’allez pas croire que les votes sont truqués. Non. Et c’est là que les médias jouent un rôle capital. À longueur de l’année, les performances des footballeurs sont relayées dans les médias. Les votants qui ne sont pas partout dans le monde, votent sur la base de ce « lavage de cerveau » subtil. Ils ont l’impression d’être libres, mais à la réalité, ils sont conditionnés. L’Amérique du Sud a donc réussi ce qui échappe depuis à l’Afrique. Des médias forts, qui scrutent la moindre performance de leurs joueurs. Au moment du vote, leurs joueurs seront toujours nommés, même avec des performances moyennes. L’Europe dans ses médias fait des focus sur ses talents et laisse des résidus aux footballeurs africains. Au moment du vote, il n’y a aucune possibilité de faire concurrence. L’Afrique alors? Elle est arrosée par les satellites européens qui lui dictent les goûts et les couleurs. Au moment du vote, leur jugement est conditionné par cela. Voilà où se gagne le ballon d’or.

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La seule possibilité pour les africains de gagner, est d’implanter les médias forts orientés sur les talents du continent, pour déjà combattre le lavage des cerveaux. Autrement, on va pleurer comme en 2006 pour Eto’o ou récemment pour Mané. parce qu’il est quand même difficile de me faire croire que même en 2001, Owen était plus talentueux que Diouf. Mais lui avait la puissance de l’exposition médiatique. Rentrons dans le Game et modifions la perception.

Martin Camus MIMB

 


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