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Le personnel de santé s’arrime aux impératifs de modernisation du système de santé

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Le Ministre de la Santé Publique prône la transformation du système de santé camerounais par le levier de la formation des personnels de santé.

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Image de la cérémonie (c) Droits réservés

Les directeurs des écoles publiques et privées sous la tutelle du Ministère de la Santé Publique se sont réunis à cet effet dans la salle des fêtes de la Croix-rouge camerounaise à Yaoundé depuis le 28 et ce jusqu’au 30 septembre 2021.

Afin d’assurer un suivi des actions de formation menées aussi bien dans les écoles publiques que privées, le Ministère de la Santé Publique organise une session ordinaire par an du Conseil de Direction des écoles. Cet organe institutionnel fait le point sur l’année académique antérieure et fixe le cap pour la nouvelle année. Infirmiers, sages-femmes/maieuticiens et médico-sanitaires sont incontournables dans le processus de prise en charge des patients dans les formations hospitalières. Et, pour que leurs actes ne provoquent pas la mort lorsqu’ils veulent sauver les patients, la formation de ces hommes et femmes est très importante.

Pour cette 23ème édition du conseil de direction des écoles de formation, le Ministre de la Santé publique a rappelé que la formation des personnels de santé est placée au cœur de la politique de santé du Cameroun, qu’elle soit initiale ou continue. Le développement du système de santé est donc largement tributaire du niveau de formation et des compétences des hommes et des femmes qui constituent les ressources humaines.

Dans cette dynamique, plusieurs réformes ont déjà été entamées, notamment : l’organisation dans les chefs-lieux de régions de l’examen de certification de niveau baccalauréat ; la publication dès le début de l’année académique de la liste des personnels autorisés à dispenser les enseignements dans les écoles de formation des personnels de santé sous la tutelle du Ministère de la Santé Publique. Comme bilan, l’on peut citer entre autres, l’identification et la correction des incohérences dans le système de formation, l’ouverture de nouvelles écoles de formation des personnels de santé ; l’accréditation des terrains de stage à travers les conventions entre les écoles et les formations sanitaires.

Dans son propos de circonstance, Dr Manaouda Malachie a décrié certaines pratiques peu recommandables dans le mode de gestion des écoles de formation à savoir : les inscriptions qui se font en marge des procédures en vigueur au Ministère de la Santé Publique ; le non-respect du quota horaire prévu pour la dispensation de certaines matières ; l’utilisation des enseignants non agréés aux profils douteux et le non-respect des taux de scolarité arrêtés par voie réglementaire.

Tout en recommandant d’éviter ces pratiques regrettables, il a demandé de mettre tout en œuvre pour pallier ces insuffisances en explorant de nouvelles approches pédagogiques telle « le challenge qualité » dans la formation des personnels de santé ; en examinant le système d’évaluation des apprenants tant en cours qu’au terme de la formation et en parachevant le processus de révision des curricula par la validation et l ’adoption de nouveaux curricula, à même de répondre au système de santé en cours de transformation.

Rappelons que le Ministère de la Santé Publique assure la tutelle académique de 125 écoles de formation de personnels infirmiers, sages-femmes/maieuticiens et médico-sanitaires.

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