in

Le message de Martin Camus Mimb après la circulation sur la toile d’une image de Rigobert Song et André Onana

Deux images de l’entraineur Rigobert Song et le gardien de but André Onana circulent sur la toile. Dans un texte sur Facebook, le journaliste de sport Martin Camus Mimb donne les implications footballistiques de ces images.

Rigo Song Onana Andre
Rigobert Song et André Onana - DR

Les images…

Martin Camus Mimb aborde le pouvoir des images et leur interprétation dans le contexte du football et du sport en général. Il souligne que les personnes impliquées dans le monde du sport ont une compréhension particulière de la performance et des valeurs qui le sous-tendent, et que les rivalités sur le terrain n’impliquent pas nécessairement des hostilités personnelles en dehors du jeu.

Il invite ceux qui ne sont pas familiers avec le fonctionnement du football à être prudents dans leurs jugements, car les apparences peuvent être trompeuses. Les rivalités et les compétitions font partie intégrante du sport, mais elles ne reflètent pas nécessairement les relations personnelles entre les joueurs. En fin de compte, Martin Camus Mimb rappelle aux gens de laisser le sport aux sportifs, de soutenir s’ils le peuvent, et de ne pas interférer de manière inappropriée dans les affaires sportives. Il conclut en évoquant la situation d’André Onana et en exprimant son point de vue sur le sujet.

« Celui qui avait dit qu’une image vaut mille mots, je me demande toujours comment il n’a pas été classé parmi les plus grands savants. Je vous laisse interpréter ces images. Mais je reviens ce matin, pour parler à beaucoup qui ne savent rien du fonctionnement du football. Les hommes de foot que vous voyez là, ne sont pas simples. Personne ne vous dira sincèrement ce qui se passe et parfois, il faut juste savoir la fermer pour éviter d’être ridicule. Parce que le football et le sport en général à la différence de vos batailles politiques où vous faites semblant, ont quelque chose de magique. La performance est vue et connue de tous. Et chacun connaît la force de l’autre. On peut violemment tacler un adversaire, et on échange les maillots avec lui à la fin. On peut humilier un adversaire, le battre cinq zéro, et au micro dire « Ils n’ont pas été ridicule, ils n’ont pas démérité… ». On peut ne pas être d’accord avec l’arbitre, mais on sait que le résultat ne changera pas. Si vous aviez dans ce pays le millième des valeurs que portent les sportifs, ce pays serait totalement différent. Laissez le sport aux sportifs. Suppportez si vous le pouvez, taisez-vous si c’est compliqué de supporter. Ok? », écrit l’analyste sportif.

Pour approfondir :   [Tribune] Situation au Tchad : Paul Biya va-t-il sacrifier les principes d'alternance démocratique à l'autel des intérêts sécuritaires ?

L’analyse d’Yvan Gaon Issekin

Le spécialiste de sciences politiques aborde également la diffusion d’une image mettant en scène André Onana et Rigobert Song, affirmant que cette image est une mise en scène destinée à servir des objectifs particuliers, tels que le « milking the story » (exploitation de l’histoire) pour influencer la perception du public. Il insiste sur l’importance de comprendre la réalité derrière ces images et d’éviter de tirer des conclusions hâtives.

« Une sémiotique de cette image diffusée par les églisiens de Tsinga présente la posture humble d’André Onana devant un Rigobert Song comme le succès reputationnel du « jeu sur le côté ». Or il n’en est rien. La diffusion de cette image est une mise en scène dépendant de ce que les spécialistes du spin control appellent le milking the story. Il s’agit de mettre en scène ce qu’il y a d’intéressant dans un évènement malheureux, ici le retour de celui qu’ils surnomment Encaissator dans la tanière, en donnant l’image d’un gars soumis à la gouvernance de la Fecafoot. Or la réalité est toute autre: le petit a gagné son duel avec ses adversaires ! Les preuves sont évidentes : il n’y a eu aucun conseil de discipline et aucune lettre publique, en plus de la correspondance du petit affirmant qu’il répond à un appel sous le drapeau, contre le « mensonge et la manipulation ». Le jeu se fera sauf que à l’axe ! », écrit le politiste.

Pour approfondir :   Cameroun : Le coronavirus emporte 68 personnes en un mois !

Rencontre entre Albert Dzongang et André Onana

Dans le vol le menant au Cameroun pour le regroupement préparatoire au match qualificatif du 12 septembre prochain  de la Can 2024 de Côte d’Ivoire, le gardien de but international André Onana croise l’ancien député Rdpc Albert Dzongang, aujourd’hui conseiller spécial de Maurice Kamto, leader du Mrc et principal opposant au pouvoir Biya.  Les deux célèbres compatriotes immortalisent ce moment fortuit.

« Ce n’est pas beau ces signes de bonne augure à la veille d’un match aussi couperet? Pour moi si, quelle que soit la place qu’occupera André Onana sur la feuille de match rédigée par l’entraineur sélectionneur des Lions indomptables. Tous derrière la sélection nationale, quels que soient nos états d’âme au sujet de la Fécafoot ou son président Samuel Eto’o; du portier mancunien André Onana ou du Mrc et Kamto. Même si par leurs leurs déclarations ils font de la politique à un niveau ou un autre, il est clair qu’aucun des trois ne dirige notre bien commun qu’est le Cameroun.  Sachons-le et encourageons les chaque fois à  faire du mieux qu’ils peuvent dans le contexte de la gouvernance mauvaise qui enserre ce pays au plus haut niveau », pense Alex Gustave Azebazé, Journaliste indépendant.

Albert Andre


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Zogo Martinez Qui

Affaire Martinez Zogo : Renouvellement de la détention provisoire de plusieurs suspects

SREM SREM

Ekodo Mveng : « N’allez pas vendre votre âme en cherchant vainement de précaires pouvoirs de commandement »