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L’Agence sénégalaise de Normalisation et l’ANOR s’associent pour l’assainissement autonome des villes camerounaises

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De concert avec l’Association sénégalaise de Normalisation (ASN), l’Agence des Normes et de la Qualité du Cameroun (ANOR)s’investit dans le développement du secteur de l’assainissement au Cameroun. A ce titre, un atelier de formation auquel ont pris part les acteurs du milieu venus des quatre coins du pays a été organisé du 13 au 14 décembre 2021 à Yaoundé.

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Image d’illustration (c) Droits réservés

Outillés les acteurs camerounais sur les normes ISO 30500, ISO 24521 et ISO 31800 en vigueur dans le domaine de l’assainissement autonome, tel était l’objectif qui sous-tendait l’atelier de formation organisé par l’Anor et l’ASN du 13 au 14 décembre 2021 à Yaoundé.

Plusieurs personnalités des secteurs de la norme, de l’environnement et autres activités parallèles ont pris part à ces travaux : le DG de l’Anor Charles Booto à Ngon, le représentant de l’ASN Baba Niang, le DG de Hysacam Michel Ngapanoun, celui de la Camwater Gervais Bolenga, des consultants internationaux entre autres.

Visite guidée à la Station de vidange des boues de Yaoundé

En amont du début des travaux de cet atelier, les participants ainsi que les médias invités se sont rendus à la Station de vidange de Yaoundé située au quartier Etoa, à la sortie de ville menant dans la localité de Mbankomo.

Une occasion de découvrir ce grand et imposant lieu d’acheminement et des eaux usées et déchets issues des toilettes des ménages. Selon les informations obtenues sur place, il s’agit de l’une des stations les plus performantes d’Afrique subsaharienne.

Ici, les matières recueillies subissent un processus préétabli. D’abord, l’on recueille les déchets solides pouvant être destinées au recyclage. Les boues quant à elles, font l’objet d’un traitement spécifique aboutissant au compostage et à d’autres formes de transformation.

L’assainissent : un problème de santé publique 

Selon les spécialistes, les questions liées à l’assainissement constituent une problématique de santé publique.

En effet, le mauvais traitement des déchets peut être à l’origine de nombreuses maladies comme le paludisme ou la typhoïde.  « Il faut investir dans l’assainissement car, c’est un problème de santé publique », martèle Lassina Sakho, consultant à la Fondation Bill and Melinda Gates et membre de l’atelier de formation. « Aujourd’hui l’Afrique est à l’ère du 18e siècle par rapport au monde dans les problèmes d’assainissement. Il est avéré que près de la moitié de la mortalité infantile sur le continent est due aux problèmes d’assainissement », explique l’expert qui se veut toutefois optimiste.  « La station de vidange d’Etoa est une très forte volonté publique des autorités camerounaises à régler les problèmes d’assainissement ». Le Sénégalais attend des participants de l’Atelier, qu’ils « s’approprient les normes en vigueur en matière d’assainissement pour bien des populations camerounaises et pour assurer la durabilité des ouvrages sur lesquelles l’Etat du Cameroun a beaucoup investi. »

Au-delà de l’aspect sanitaire, connaître les normes dans le domaine de l’assainissement permet selon le représentant de l’Association sénégalaise de Normalisation Baba Niang, de créer des réelles conditions de croissance économique durable et inclusive en Afrique. Les participants à cet atelier ont reçu cet après-midi du 14 décembre 2021, leur certificat de fin de formation. Ils entendent mettre leurs nouvelles connaissances en lumière dans leur travail au quotidien.

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