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Cameroun : La taxe sur le téléphone portable divise les camerounais

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Le 8 octobre 2020, le  ministre des Postes et des Télécommunications,  Libom Minette annonçait l’entrée en vigueur d’une « taxe sur le mobile et les tablettes ». Au 20h30 de CRTV, on annonçait que la taxe entre en vigueur le 15 octobre prochain.


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Image illustrative (c) Droits réservés

Sur la toile, cette taxation sur le téléphone suscite de vives polémiques. Les camerounais sont divisés sur cette situation. Certains sont contre cette taxe. D’autres n’y trouvent aucun inconvénient.

Les adversaires de la taxe sur le téléphone

La femme politique Alice Sadio trouve absurde cette loi. « On ne peut pas prétendre vouloir réduire le fossé numérique pour rendre la jeunesse plus compétitive et paradoxalement, taxer le dédouanement des outils numériques à hauteur de 33,05%. C’est tout simplement absurde », écrit-elle sur Facebook le lundi 12 octobre 2020.

Le président National du PCRN, Cabral Libii s’insurge aussi contre cette loi et souhaite qu’on révise cette loi. « Non, non et non! Je retourne la question dans tous les sens.  Il n’est pas possible de payer cette taxe sur le téléphone. Cette loi de finances doit être impérativement révisée.  Au lieu d’appliquer les 15% du budget dévolus aux CTD, voilà ce qu’on veut s’empresser d’appliquer. Toujours asphyxier les camerounais pour engraisser les jouisseurs. Non! », écrit le député de la nation.

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La femme politique et députée de la nation PCRN va dans le même sens que son président et pense que l’Etat refuse d’assumer ses responsabilités. « La taxe douanière imputée aux consommateurs à l’achat d’un téléphone mobile nous démontre une fois encore de la volonté de cet État qui refuse d’assumer ses responsabilités pour s’acharner sur ses populations refusant d’exploiter d’autres niches fiscales », écrit l’enseignante et coach en motivation personnelle sur twitter.

 « L’État du Cameroun doit d’abord respecter ses engagements et les lois. Qu’il applique les 15% du budget dévolus au CTD. Le peuple ne jouera pas à ce jeu », ajoute l’actrice de la société civile Camerounaise.

Les partisans de la taxe sur le téléphone

Le CEO de la ferme Moderne de Ndoro, Patrice Amba Salla trouve juste l’existence de cette taxe. « Le téléphone portable ou la tablette sont des marchandises au même titre que les tissus, les chaussures ou le vin. Leur facilité de dissimulation ou d’assimilation à des effets personnels ne doit pas créer l’illusion d’exonération », écrit le ministre des Travaux Publics 2011-2015.

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« C’est pas parce qu’on ne paie pas un impôt ou une taxe qu’ils n’existent pas! », précise le Maire d’Ayos de 2007 à 2012.

Le politologue Siméon Roland Ekodo Mveng pousse la réflexion plus loin et pense plutôt que cette taxe qui s’inscrit dans la pression fiscale peut susciter des révoltes. « La persécution fiscale est un facteur explicatif des grandes révolutions dans des contextes où les rentes servaient à engraisser la petite bourgeoisie monarchique, les noblesses d’épée et de robe, ainsi les seigneurs féodaux », écrit le militant de la société civile.


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