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Armand Okol demande la libération de Parfait Siki

Siki Awono Parfait

A la suite de ses confrères, Armand Okol, journaliste à Capitale Fm 102.8 a publié un texte le vendredi 28 octobre 2022 pour demander la libération de Parfait en garde à vue depuis cette semaine après une audition à la police judiciaire.

Ci-dessous, le texte intégral

Non, non et non, sachons raison garder…

Depuis l’interpellation et la mise en détention préventive du journaliste Parfait SIKI suite à une plainte de la Fécafoot, certains compatriotes parmi lesquels des confrères se permettent de dire tout et n’importe quoi à l’encontre de la Fédération et de son Président, au prétexte d’exiger la libération de l’ancien SG de l’instance faîtière du Football de Tsinga. Certains de ces illu.minés vont même jusqu’à atta.quer le bilan fort élogieux des dix premiers mois de l’actuelle équipe de la Fécafoot. Un tel raccourci me paraît ubues.que, far.felu, naus.éeux et indigne.

Que celà soit dit en pensant, je suis tout naturellement de ceux qui souhaitent et espèrent l’élargissement et la libération de Parfait SIKI. D’abord pour la nécessité de fédérer et créer l’union sacrée de tous les acteurs de la famille du football pour la cohésion de cette discipline, ensuite pour apaiser les tensions et les ran.cœurs, mais aussi parce-que le mis en cause qui a une notoriété établie, dispose par ailleurs d’un domicile régulièrement connu, et jouit d’un entregent qui pourrait lui permettre d’avoir des garants pa.tentés de sorte qu’il puisse le cas échéant com.paraître libre.
C’est l’occasion ici de solliciter la médiation de toutes celles et tous ceux qui peuvent peser de leurs poids dans ce sens.

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Pour autant, il n’est pas de raison, mais alors aucune, qui soit valable et/ou recevable pour fustiger, vouer aux gémonies et déverser contre Samuel ETO’O et l’instance qu’il dirige toutes sortes d’insanités, les unes plus malveillantes que d’autres. Au demeurant, l’on devrait plutôt se réjouir de l’option prise de soumettre le dossier aux autorités judiciaires seules habilitées à faire toute la lumière, dire le droit, et prononcer les décisions de justice. Essayer de faire croire que Samuel ETO’O se passe pour un justicier ou infantilise la justice relève de fantasmes, fantasmatiques et fantasmagoriques. C’est même une insulte à l’endroit de notre justice qui certes n’est pas exempte de tout reproche, mais qui, j’en suis persuadé, ne pourrait se laisser manipuler de manière aussi simpliste.

Il convient de même de rappeler qu’à la lecture des bri.bes de faits repro.chés à Parfait SIKI, celui-ci n’est nullement poursuivi pour dé.lit de presse, mais plutôt de droit commun. Dès lors, même à admettre que les journalistes soient dans leur rôle et bon droit de voler au secours d’un confrère, solidarité cor.poratiste oblige, ceux-ci doivent se garder de franchir la ligne rouge, traverser le rubi.con, dépasser le seuil de l’intolérable, de peur de créer plutôt un effet boomerang. Mon petit cerveau de moineau estime que toute action noble et crédible en l’espèce devrait concourir uniquement et essentiellement à la recherche de l’apaisement, et ce, en toute humilité, sans agitation.

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Une telle posture ne serait pas assimilée à de la faiblesse ou une quelconque allégeance, mais à de la stratégie pensée, organisée et mesurée. Il est important de savoir garder raison. D’ailleurs Samuel ETO’O que certains, profitant de cette affaire, veulent à tort, à tout prix et à tous les prix passer à la guillotine, est loin d’être le diable incarné qu’on veut jeter à la vindicte populaire. C’est aussi et surtout un homme de cœur, un homme conciliant à la sensibilité et à l’empathie de notoriété publique, ayant déjà démontré à maintes reprises qu’il sait et peut avoir la main sur le cœur.

Ne jetons donc pas le bébé avec l’eau du bain, ce serait à la fois une faute, une erreur et un raté.

 


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