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Cameroun : Jean Michel Nintcheu lâche les raisons fracassantes de sa profanation des effigies du RDPC

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Après avoir marché volontiers sur les effigies du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(RDPC) au cours du lancement officiel de la campagne électorale de son parti dans sa circonscription le Wouri Est dans la région du Littoral, Jean Michel Nintcheu, loin d’en vouloir à lui-même, justifie son acte et se dit prêt à le répéter.


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Jean Michel Nintcheu (c) Droits réservés

 Jean Michel Nintcheu, député sortant du Social Democratic Front(SDF) a marché sur les effigies du RDPC à Douala, lors du lancement officiel de la campagne électorale des législatives et municipales 2020.

Un acte qui a été condamné par les militants du parti de la flamme notamment Christophe MIEN ZOK, au poste national de la CRTV ce 28 janvier 2020.

Malgré ces récriminations, le membre du parti de la balance fait une sortie sur sa page Facebook ce mercredi 29 janvier 2020 où il justifie son comportement de manière générale par « le sous-développement et les souffrances infligées au peuple camerounais depuis trente-huit ans », écrit-il.

Lebledparle.com vous propose l’intégralité de la publication du parlementaire.

 

Je note avec étonnement que la mémoire sélective des thuriféraires du pouvoir est en marche pour critiquer l’acte citoyen que j’ai posé en piétinant avec satisfaction l’un des symboles des souffrances et des malheurs du peuple camerounais.

Je tiens à préciser que si c’était à refaire je le referai, dans le but de laver l’honneur du peuple camerounais.

En piétinant avec allégresse les effigies du RDPC, j’entendais manifester mon ras le bol contre toutes les politiques du renouveau.

J’ai marché sur un symbole de la dictature et de la mal gouvernance.

J’ai marché contre le sous-développement et les souffrances infligées au peuple camerounais depuis trente-huit ans.

J’ai marché contre l’indifférence du gouvernement RDPC qui se refuse à apporter une solution fédérale à la crise anglophone et se repaît du sang de nos compatriotes des régions du NOSO, dont les villages ont été réduits en cendre.

J’ai marché contre les symboles de l’inertie à nos frontières et qui ont permis l’installation de Boko Haram et de la Seleka sur notre territoire.

J’ai marché contre l’asphyxie de notre économie étouffée par la corruption et l’injustice sous toutes ses formes.

J’ai marché pour dire mon haut-le-cœur face au silence de l’administration au sujet des crimes rituels et des vols de bébés dans nos maternités.

J’ai marché pour dire non à ce système de santé dans lequel on peut mourir pour une fracture au bras et dans lequel on peut être éventré devant l’indifférence du personnel médical.

J’ai marché pour dire non à ce système dans lequel le ministre de la santé peut faire soigner une irritation au doigt hors de nos frontières et où le ministre des transports peut voyager avec une compagnie aérienne étrangère tout en y faisant du grabuge pour jouir d’un traitement princier auquel il n’a pas droit.

J’ai marché pour le panier de la ménagère qui se réduit au quotidien comme une peau de chagrin.

J’ai marché pour dire non au malheur de ces enseignants qui doivent attendre des années après leur formation pour être intégrés dans la fonction publique.

J’ai marché pour dire non à la mort qui dans nos écoles frappent aussi bien les élèves que les enseignants.

J’ai marché pour susciter l’indignation du peuple camerounais qui doit prendre son destin en main et réduire à néant la capacité de nuisance du RDPC.

J’ai marché pour qu’un nouveau jour se lève sur le Cameroun.

J’ai marché pour envoyer un message fort à ce thuriféraire du pouvoir qui dans le septentrion a cru pouvoir brûler impunément les tuniques d’un parti de l’opposition.

J’ai marché pour indiquer ma détermination à piétiner la fraude électorale qui se prépare activement par le RDPC.

J’ai marché pour que le Cameroun se relève et se développe pour tous ses enfants du Nord au Sud et de l’est à l’Ouest.

Rassurez-vous, je marcherai encore s’il le faut

Honorable Jean Michel Nintcheu

Pour approfondir :   Tribune: L’inutilité des Ambassadeurs au 21e siècle (Leçon de Géostratégie Africaine n° 40 )


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