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Marche du MRC du 22 septembre : Le nombre de personnes exactes encore en détention

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Répondant au Haut-Commissariat des Nations unies le 14 octobre 2020, le gouvernement camerounais à travers son porte-parole René Emmanuel Sadi est revenu sur la situation des militants et sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, interpellés lors de la marche non autorisée du 22 septembre 2020.


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Manifestants du MRC (c) Droits réservés 

Dans sa communication en réaction aux injonctions de l’ONU qui lui exigeait d’enquêter de manière impartiale sur toutes les violations des droits de l’homme, y compris les allégations de disparitions forcées, de détention arbitraire et de mauvais traitements infligés aux manifestants, René Sadi écrit : « Le gouvernement de la République tient à préciser que lors des événements du 22 septembre 2020, un total de 294 partisans du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) ont été interpellés ».

En plus clair, 46 personnes ont été mises aux arrêts dans la région du Centre, 63 à l’Ouest et 185 personnes dans la région du Littoral.

À en croire René Emmanuel Sadi, les procédures judiciaires enclenchées ont permis d’établir les responsabilités de ces personnes interpellées. Ainsi sur l’ensemble des 294 interpellations effectuées le 22 septembre 2020, 176 personnes ont déjà été remises en liberté. « 9 personnes, qui, après auditions et confrontations, ont été formellement identifiées comme étant des leaders, planificateurs ou organisateurs des marches insurrectionnelles, sont actuellement entre les mains de justice. Leurs dossiers ont été transmis au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé », clarifie le Mincom.

Il en est de même des partisans du MRC sous procédures judiciaires dans les régions du Littoral et de l’Ouest. Ce qui fait un total de 109 personnes « déférées aux parquets près les tribunaux militaires de Douala et de Bafoussam ».

Rappelons que les Experts indépendants de l’ONU font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde.

Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel.

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