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Lettre à Volker Finke: laissez le football pour l’agriculture!

Lettre à Volker Finke: laissez le football pour l’agriculture!
Volker Finke, sélectionneur des lions indomptables (c) Droit réservé

Lettre à Volker Finke: laissez le football pour l’agriculture!

Herr Volker Finke !

J’ai bien envie de continuer ma missive en langue allemande pour m’assurer qu’elle atteindra véritablement sa cible : vous ! Mais je suppose qu’en tant qu’entraineur sélectionneur de l’équipe de football d’un pays francophone, le français vous va aussi bien que votre sempiternelle chemise blanche.

M. Finke, je n’irai pas par quatre chemins pour vous dire qu’avec vos choix tactiques et votre vif désir de voir notre équipe national de football éliminé de la 30ème CAN (guinée Equatorial 2015), vous avez conforté l’idée que jadis je me faisais de vous : un blanc à la recherche du travail au Cameroun.

Sans vouloir être mal poli ou encore irrespectueux, permettez moi de vous dire qu’au delà du précieux don de charlatan que vous avez, je vois également sans lire dans une boule de cristal, des prédispositions morphologique, somatique et psychologique d’un très bon agriculteur. M.Finker, vous êtes en Afrique et pour le temps que vous y avez déjà passé, vous n’ignorez sans doute pas l’adage qui dit : «  si tu te tapes la tète contre une cruche et que ça sonne creux, n’en déduis pas forcement que c’est la cruche qui est vide. ».Vous vous êtes présenté au Cameroun comme entraineur sélectionneur (même si votre cv reste muet sur cette question) et pour des raisons dont j’ignore (surement la couleur de votre peau) vous aviez été retenu. Comme le mensonge donne des fleurs mais jamais des fruits, a deux reprises (au mondial brésilien 2014 et la CAN 2015) vos propos vous ont rattrapé. M. Finker vous n’êtes pas un coach, si oui peut être des entrainements, mais jamais de la compétition. Pas la peine d’épiloguer là-dessus. C’est comme le nez au mile de la figure !

Néanmoins, je ne suis pas xénophobe, raison pour laquelle je ne vous demanderai pas comme bon nombre de camerounais de rentrer chez vous en Allemagne. Non ! Ça ne me ressemble pas ! Par contre, j’ai une confidence à vous faire : M. Finke avec tout l’argent que vous avez amassez sans trop d’effort au cameroun, je vous suggère de vous lancer dans l’agriculture. Que ce soit tomate, pastèque, oignons ou encore cacao, vous réussirez ! Vous êtes un agriculteur dans l’âme. Ça se voit ! Pas besoin d’un schéma pour s’en rendre compte. M. Finke, à une période où l’on met l’accent sur une agriculture de 2nde génération, cette initiative ira en droite ligne avec le document de stratégies pour la croissance et l’emploi et sera parallèle à la politique de l’émergence tant prônée par notre président. M. Finke, c’est un conseil d’africain que je vous donne. Vous savez chez nous en Afrique, nous croyons au don et rassurez vous  le votre est peut être dans l’agriculture, mais jamais dans le football. M. Finke un proverbe africain dit encore ; quand on se noie, on s’accroche à tout, même au serpent ». Réfléchissez bien à ce que je vous ai dit et si vous n’y croyez pas, vous pouvez toujours vous en aller. Ce n’est pas à moi de vous dire que le boulot est aussi rare en Allemagne qu’au Cameroun. D’ailleurs votre présence au Cameroun en est l’illustration. « Trop parler c’est maladie » disent nos frères ivoiriens. M. Finke la houe et la machette sont dans votre camp !

© Franck Kemayou Njekoua, Etudiant /Comédien

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