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Le rapport 2020 d’Amnesty International dénonce les abus des autorités camerounaises en matière de Droits de l’Homme

Police gend

Dans son rapport publié le 7 avril 2021, Amnesty International a certes relevé des exactions perpétrées par les groupes armés au pays de Paul Biya, mais l’ONG n’a pas laissé les autorités camerounaises exemptes de tout reproche. Selon ce rapport « Les autorités ont continué de réprimer l’opposition pacifique et les personnes qui les critiquaient ». Ce qui constitue une entrave aux Droits e l’Homme, comme le démontre cet extrait que vous suggère Lebledparle.com.  

Police gend
 Des hommes en tenue aux prises avec un civil (c) Droits réservés

LIBERTÉ D’EXPRESSION ET DE RÉUNION

Les autorités ont continué de réprimer l’opposition pacifique, interdisant les manifestations et arrêtant arbitrairement celles et ceux qui exerçaient leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Le 18 septembre, quatre membres du mouvement Stand Up For Cameroon, une coalition regroupant notamment des partis politiques et des ONG, ont été arrêtés par la gendarmerie à Douala, après avoir assisté à une réunion au siège du Parti populaire du Cameroun. Ils ont été déférés à un tribunal militaire sur de fausses accusations de tentative de conspiration, révolution et insurrection. Le juge a ordonné leur placement en détention provisoire à la prison de New Bell, où ils se trouvaient toujours à la fin de l’année.

Maurice Kamto a lancé un appel à manifester pacifiquement le 22 septembre pour réclamer la démission du Président. Les gouverneurs des régions de l’Ouest et du Centre ont réagi en interdisant toutes les manifestations jusqu’à nouvel ordre. Les forces de sécurité ont pris position autour de la maison de Maurice Kamto du 22 septembre au 8 décembre. Au moins 500 manifestants, membres ou sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun pour la plupart, ont été arrêtés le 22 septembre. Selon des avocats, 160 de ces personnes étaient toujours détenues à Douala, Yaoundé, Bafoussam et Nkongsamba. De plus, au 9 décembre, 13 d’entre elles avaient été condamnées à des peines d’emprisonnement par des juridictions civiles, et 14 avaient comparu devant un tribunal militaire.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS

La mort en détention du journaliste Samuel Ebuwe Ajiekia a fini par être révélée par des médias indépendants le 2 juin, puis par le Syndicat national des journalistes du Cameroun. On était sans nouvelles de lui depuis près d’un an, et sa mort avait été tenue secrète par les autorités. Le 5 juin, le ministère de la Défense a confirmé son décès et déclaré qu’il était mort de septicémie le17 août 2019 à l’Hôpital militaire du Cameroun, à Yaoundé, alors que les photos de son cadavre montraient des traces de torture et d’autres mauvais traitements. Samuel Ebuwe Ajiekia avait été arrêté à Buea, la capitale de la région du Sud-Ouest, le 2 août 2019, après avoir critiqué la gestion de la crise dans les régions anglophones par le gouvernement. Il avait d’abord été détenu au poste de police de Buea avant d’être transféré dans un lieu non révélé.

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