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L’Union européenne participe à la lutte contre les fake news au Cameroun

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Placée sous le thème : « lutte contre les fake news dans le milieu digital. Le fact checking, une solution à exploiter », un atelier de formation qui a connu la participation d’experts aguerris, des membres de la société civile et des hommes de médias, s’est déroulé le 30 mai 2022 à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Ledit atelier était une initiative de l’Union européenne en collaboration avec l’agence camerounaise Ascèse Conseil.

Les fake news sont un fait social total qui affecte nos sociétés à l’échelle de la famille, de l’éducation et des croyances. Fort de ce constat implacable et de l’avancée inquiétante des pratiques de désinformation dans le monde tout comme au Cameroun, l’Union européenne s’est engagée à combattre ce fléau. C’est à ce titre que cette organisation internationale a initié à l’Hôtel Hilton de Yaoundé, la tenue d’une rencontre professionnelle visant à éduquer plusieurs camerounais sur la notion de fact checking, moyen efficace de lutte contre toute dérive informationnelle. Le coup d’envoi des discussions relatives à ces sujets, a été donné par Sébastien Bergeon, le délégué adjoint des affaires de l’UE au Cameroun. C’est à la suite de son propos liminaire, que les quatre principales communications qui ont sous-tendu cet événement ont été présentées. Premièrement Dania Ebongue, le président de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC), a levé le voile sur la manière dont les fausses informations doivent être traitées sur les réseaux sociaux. Il invite notamment ses diffuseurs exerçant dans le digital ou dans les médias classiques, à « éviter de prêter le flanc au bad buzz » qui a le vent en poupe dans la sphère médiatique.

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Savoir dissocier un fake news d’une fausse information

L’atelier du 30 mai 2022 sur la lutte contre les fausses informations au Cameroun, a permis aux participants de se munir de techniques pratiques pour apprendre à démêler le vrai du faux. Du haut de son statut de journaliste et éditorialiste à Jeune Afrique, Georges Dougueli s’est chargé d’outiller l’auditoire. Selon lui, le bon sens et le développement de l’esprit critique sont des armes essentielles pour lutter contre les fake news. « On parle d’abord du bon sens, à chaque fois que vous vous asseyez devant votre téléviseur ou que vous allez sur Internet, vous devez garder votre esprit critique. Tous les contenus qui nous parviennent ne sont pas toujours crédibles. Il faut vérifier dans les détails les sources, les croiser. Examiner la typographie peut par exemple être un élément important d’analyse », pense-t-il car dans la fabrication des fake news comme ailleurs, « il n’y a pas de crime parfait. »

« La société doit se mobiliser pour contrôler l’expansion des fake news »

« Quand une société est mal informée, ses liens sont distendus et elle court des dangers. C’est une lutte de tous, au niveau étatique, des acteurs des médias, de la société civile et du monde éducatif », conclut à son tour le Pr Thomas Atenga, enseignant des Techniques de l’Information et de la Communication à l’Université de Douala et autre invité de renom ayant pris part aux échanges. La nécessité de barrer la voie aux fake news se pose davantage comme un enjeu majeur en ce sens que ceux-ci n’occasionnent pas que des conséquences sociales. A en croire l’exposé d’Armelle Sitchoma, consultante chez Defyhatenow, la diffusion des nouvelles erronées coûte chaque année 78 millions de dollars à l’économie mondiale.

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En même temps qu’elles affectent l’économie, les pratiques de désinformation font l’objet d’un encadrement juridique du législateur camerounais. Me Balbine Manga rappelle à toutes fins utiles que l’article 240 du Code pénal condamne de 1 à 5 ans de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 million, « toute personne qui par quelque moyen que ce soit, publie une information sans pouvoir en rapporter la vérité ou prouver qu’il avait de bonnes raisons de croire à la vérité de cette nouvelle.»

 


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