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Kah Walla dévoile la condition sine qua non pour régler la crise anglophone

Kah Walla

Pour la candidate à l’élection présidentielle de 2011, tant que les ressortissants des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest ne seront pas traités de manière « juste », il n’y aura pas de solution à la crise sécuritaire qui sévit depuis bientôt 5 ans dans cette partie du Cameroun.

Kah Walla
Kah Walla (c) Droits réservés

Kah Walla s’est montrée très remontée concernant l’instabilité des régions anglophones du Cameroun dans une récente interview accordée au journal français Le Point.

 « La paix, ce n’est pas une déclaration qu’on lit à la télévision, c’est quelque chose qui se bâtit à partir de la base, avec la population, et on ne bâtit la paix que sur la justice. Ce n’est que quand les anglophones auront l’impression qu’ils sont traités de manière juste dans le Cameroun qu’on aura tous la paix. Ce n’est que lorsqu’un jeune Camerounais estimera que s’il travaille bien à l’école et que s’il fournit ses meilleurs efforts, il pourra avoir accès à un emploi, qu’il ne sera pas bloqué parce qu’il n’a pas les « godasses » (contacts bien placés), qu’on aura la paix. Il faut à la tête de l’État des personnes capables de regarder tout ce qui ne va pas avec le Cameroun en face et prêtes à apporter des solutions à la hauteur de la complexité et de la difficulté de ces problèmes », martèle-t-elle.

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Pour le président du Cameroon People’s Party (CPP), le pays a besoin d’une transition politique. Car, dit-elle, nous ne pouvons pas continuer avec le régime actuel qui a créé cette culture de l’injustice, de la corruption, du deux poids deux mesures.

«Ça ne s’arrête pas là, ce régime a également créé une culture de non-performance. Je ne peux pas embellir l’époque Ahidjo parce que lui-même était un dictateur, mais à cette époque le Cameroun était un pays d’excellence, on savait que les personnes qui avaient des bourses, des emplois dans l’administration étaient les plus qualifiées. Cette notion a complètement disparu et c’est le fruit du travail d’un régime qui est en place depuis 38 ans. Ce régime a mené des opérations anticorruptions à grand renfort de publicité, qui sont loin d’avoir mis un terme à ce fléau. Le problème est systémique et exige une volonté de fer au plus haut niveau du pays pour y mettre fin. Cette volonté n’existe pas aujourd’hui», termine la femme politique.

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