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Hyppolyte Kamdem Wabo, lauréat de la 3e Edition du prix national Kwame Nkrumah de l’Union africaine

Enseignant à l’université de Dschang, Hippolyte Kamdem Wabo, 39 ans, veut apporter un plus dans le secteur de la santé humaine. Pour cela, ce jeune scientifique a travaillé à identifier des substances biologiquement actives de quelques plantes médicinales du Cameroun

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Pour couronner les résultats de sa recherche, il a reçu le prix national Kwame Nkrumah de l’Union africaine et de l’Académie des sciences des pays en voie de développement pour l’édition 2012, troisième du genre. Le prix lui a été remis lundi dernier, par le secrétaire général du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), Rebecca Ebele Etame. 5000 dollars de récompense pour le scientifique, soit environ 2,562 millions de F, financés aux deux tiers par l’Académie des sciences des pays en développement (Twas) et l’Union africaine (un tiers).

Concernant l’objet du prix, «Nos recherches portent sur les substances d’origine naturelle qui peuvent avoir une application en médecine», déclare le lauréat. Ce dernier est parti du constat selon lequel les médicaments de la médecine dite moderne sont chers, alors que 85% de la population africaine dépend de la médecine traditionnelle. «Notre souci serait qu’un jour, on puisse avoir sur le marché une substance issue d’une plante camerounaise qui a une application en médecine. C’est un long processus qui commence par l’identification de la substance qui est active, ce que j’ai fait à l’étape primaire», explique le scientifique. L’objectif poursuivi est d’améliorer la qualité de vie des populations du continent noir, en valorisant les ressources naturelles. Une fois le processus achevé, l’impact dans le secteur de la santé humaine n’est pas à négliger d’après le chercheur.

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Le prix du jeune chercheur de l’Union africaine créé en 2008, a été rebaptisé prix Kwame Nkrumah de l’Union africaine en juillet 2010 par les chefs d’Etat. Il comprend deux segments: les sciences de la vie et de la terre et les sciences fondamentales, technologie et innovation. Mais, d’après le Sg du Minresi, les sciences de la vie et de la terre enregistrent depuis la première édition le plus grand nombre de candidats, au détriment de l’autre. Une invite aux jeunes scientifiques à s’y intéresser davantage. Pour cela, il faudra allier originalité, innovation, leadership, contribution au développement de la science er au développement socio-économique de l’Afrique.

Pour approfondir :   La camerounaise Célestine Ketcha Courtès accède au trône du Refela

Josiane TCHAKOUNTE


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