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Fridolin Nké : « Je serai la dernière victime des crimes d’État contre les intellectuels du Cameroun »

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L’enseignant de philosophie à l’université de Yaoundé I dans un entretien avec nos confrère de la radio ABK basée à Douala, estime que l’autorité universitaire du Cameroun est le principale bourreau des intellectuels dans le pays, et que son combat vise à mettre un terme à cette pratique.


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Fridolin Nke (c) Droits réservés

S’il reconnait avoir un soutien considérable de certains de ses collègues, Fridolin Nké explique néanmoins que les enseignants au Cameroun vivent «quelque chose de dramatique, de tragique à l’université».

Comme Platon avec son célèbre mythe de la caverne de la République le philosophe fait savoir que les enseignants sont « des prisonniers enchainés », qui subissent une clochardisation entretenue à dessein. Pour lui, un pays ne peut pas se développer si l’université est dans l’état qu’il décrit.

Fridolin Nké pointe du doigt ceux qui, selon lui, sont dans les ministères, prêchent la compétence mais ne font rien. Il critique des gens qui d’après lui se contentent de justifier une rhétorique du président de la République rappelant sans arrêt ce que Paul Biya «  a dit de faire».

«Ce ne sont ni les avocats, ni les juges, les administrateurs qui font ça. Ce sont les universitaires. Des gens qui doivent être des références, des lumières, qui doivent incarner une dignité, une autonomie, une indépendance d’esprit qui doit impacter, qui doit influencer la conduite, le comportement des gens quand on les voit agir» Soutient-il.

Confiant, le natif du département de la Lékié rassure de sa détermination à vaincre ses ennemis «Quelle que soit la décision qu’ils vont prendre sur mon sort, ils vont sortir perdants. Il y a quelques petits individus-là qui m’ont déjà prédit ma mort. Ils m’ont promis la mort depuis quelques jours. Que je vais finir mal ainsi de suite. Moi je leur ai dit que moi je peux le dire, je dis et je le répète, je l’ai dit hier. Je serai la dernière victime des crimes d’État contre les intellectuels du Cameroun. Je suis la dernière victime. Après moi, on ne va plus tuer les intellectuels. Je suis immortel», a-t-il déclaré sur ABK le 18 janvier 2021.

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