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François Marc Modzom : « L’armée ne met pas son nez dehors pour jouer aux billes et distribuer des bonbons »

Marc cami

Le 28 juillet 2020, François Marc Modzom a mis sa plume au service des Forces de Défense. Pour le journaliste, l’armée joue le rôle de protecteur et de maintien de la paix. Par conséquent, soutient le directeur de l’IFCPA, elle doit bénéficier d’une reconnaissance de la part de ceux pour qui elle se bat jusqu’au sacrifice suprême à longueur de journée au lieu des flèches incessantes. Lebledparle.com vous propose le recadrage de l’éditorialiste hier au microphone de la CRTV dans « On n’est pas dupe ».

Marc cami
Dr François Marc Modzom (c) Droits réservés

 Les forces de Défense reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Par la force des choses, elles sont impliquées dans divers sujets d’actualité, notamment les fronts de guerre qui leur sont imposés dans les région du septentrion, celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et à la frontière Est du Cameroun. Les réseaux sociaux, surtout eux, semblent rendre plaisir à mettre à nue, ce qu’ils considèrent comme les points de faiblesse de ceux qui, jour et nuit, risquent leurs vies pour que le Cameroun demeure un pays libre.

L’on entend régulièrement de prétendus défenseurs de Droits humains émettre des pamphlets épidermiques contre des gendarmes et des militaires en situation de combat. Leur posture préférée consiste à dénoncer les abus et à donner des leçons d’art militaire en direct des plateaux de télévision ou des antennes de certains médias internationaux cultivant un évident sentiment anti camerounais.

L’on a vu une avocate, militante d’un parti d’opposition radical, hurler sa haine habituelle contre les soldats ayant eu raison de combattants sécessionnistes tombés au sens propre, les armes à la main. La question tout simple qu’on aurait dû se poser alors était de savoir ce que ces personnes présentées comme inoffensives faisaient là, armées de kalachnikovs, soutenues par une provision de munitions conséquente.

Pour notre avocate survoltée par son amour pour l’humanité, ces combattants rebelles se seraient retrouvés dans ce bosquet par hasard, pour prendre l’air au bout d’une dure journée de labeur. Une simplification appelée par une mauvaise fois détestable quand on sait les dégâts provoqués dans les familles et la société par ces illuminés rêvant de prendre le Cameroun comme on prend un jouet et amuser selon leurs fantaisies.

Rappelons que la kalachnikov est un fusil d’assaut aux effets particulièrement dévastateurs. Elle a une cadence de 600 coups/minutes et peut tuer un homme à plus d’un kilomètre. Ce n’est donc pas un gadget utilisé par des citoyens ordinaires épris de paix. C’est une redoutable arme de guerre. Mais laissons là, l’hystérie d’une juriste tourmentée pour rappeler quelques évidences tenant du bon sens commun.

La première est le sens et l’essence même de l’armée. L’armée émane de la Nation qu’elle représente et défend sans faiblesse et sans état d’âme. Fragiliser une armée, c’est ronger les fondements même de l’Etat, hypothéquer sa propre liberté en tant que citoyen.

La deuxième évidence, ce sont les motivations de la mobilisation des troupes et la sortie de celles-ci de leurs casernes. L’armée ne met pas son nez dehors pour jouer aux billes et distribuer des bonbons. Tout contact avec une armée normale doit être rugueux. C’est à ce prix qu’elle nous rassure quant à sa capacité à assurer notre défense en cas de besoin. Bien sûr, il existe des accommodations d’armée en temps de paix. Les uns peuvent alors se livrer à des activités caritatives ou socio humanitaires. Mais qu’il soit bien entendu, que telle n’est pas la vocation première d’une armée.

Inutile de conclure sur l’absolue nécessité qu’il y aurait à ne pas saper le moral des troupes surtout en tant de guerre. Toutes ces allusions, toutes les accusations portées contre nos forcées de défense révèlent ce qu’en d’autres circonstances, nous avons qualifié de déficit de citoyenneté. Car aucun pays au monde ne tolère que l’on s’en prenne à une armée engagée sous un, plusieurs fronts de combat. Cela est vrai même pour les plus vieilles démocraties y compris lorsqu’elles abusent elles-mêmes de leurs forces.

Il y a le temps de la guerre, et puis celui des critiques et des leçons à tirer. Le Cameroun constitue dès lors, une exception mondiale de pays occupés à combattre des ennemis souvent diffus, tout en subissant les quolibets de ceux pour qui les soldats se battent. Une telle attitude a un nom dans la belle langue française. Cela s’appelle de la TRAHISON.


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