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Douala : des conducteurs dénoncent les contrôles illégaux et extorsions d’argent des policiers

Les chauffeurs de camion de Bonaberi, un quartier de Douala, la ville portuaire du Cameroun, ont organisé une manifestation ce matin pour dénoncer les extorsions et le harcèlement dont ils sont victimes de la part de la police.

Les conducteurs affirment que la présence excessive de postes de contrôle à l’intérieur et à l’extérieur des quartiers résidentiels entrave leur capacité à travailler efficacement. Selon un des chauffeurs, ils sont venus en grand nombre pour protester contre le nombre excessif de postes de contrôle de police dans le quartier, qui a pour effet de limiter leur capacité à conduire efficacement. Les camionneurs ont crié « Pas de contrôle dans les quartiers ! Pas de contrôle dans les quartiers ! », exprimant leur frustration face à cette situation. Au Cameroun, les postes de contrôle sont souvent accusés de pratiques d’extorsion, collectant d’énormes sommes d’argent auprès des conducteurs et des passagers sous des prétextes déraisonnables. Les automobilistes réclament que le gouvernement agisse en limitant le nombre de postes de contrôle de police sur les routes et en interdisant ceux qui sont situés dans les quartiers résidentiels.

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Un témoin dénonce

Cette manifestation est la dernière en date d’une série de protestations dans le pays contre les pratiques des postes de contrôle de police. En décembre dernier, le gouvernement a lancé une campagne pour lutter contre les extorsions et les pratiques corrompues des forces de l’ordre, mais les chauffeurs de camion estiment que cela n’a pas suffi à mettre fin aux pratiques illégales. En conséquence, les chauffeurs de camion de Douala et d’autres villes du pays continuent de protester contre les pratiques illégales des postes de contrôle de police, qui entravent leur capacité à travailler efficacement et à subvenir aux besoins de leur famille. « Vous allez à l’autoroute, vous rencontrez des postes de contrôle. Vous venez au quartier, vous voyez des postes de contrôle partout. Nous sommes donc venus dire que nous ne voulons pas de tous ces postes de contrôle », témoigne un conducteur au micro de nos confrères de ô Camer.

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