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Wilfried Claude Ekanga : « J’aime tellement la mort »

CLAUDE EKANGA

Dans un poème publié ce 17 décembre dans les réseaux sociaux, le jeune analyste politique fait valoir ses talents de poète. Il fond en verre la situation sociale dominée par les divisions, les stigmatisations et les complexes. Pour le jeune politique, tout le monde mourra finalement.  

                                                CLAUDE EKANGA
Claude Wilfried Ekanga – DR

Macabres solutions

LA FIN DU TRIBALISME

J’aime la mort

J’aime tellement la mort

Cette charte devant laquelle nous redevenons égaux

Ce tribunal sans arrogance, ni orgueil

Qui se moque des bons, des beaux et des puissants

La mort aime les Noirs et les Blancs

De même que les Beurre et les Rouges

Elle chérit le Beti comme le Toupouri

Et caresse le Zulu autant que le Bambara

Juste juge exempt de discrimination

Elle prône l’égalité des sexes

Les hommes meurent, les femmes aussi

Magnanime employeur, elle ne fait aucun tri

Pour approfondir :   Cameroun : Wilfried Ekanga continue la sensibilisation sur le boycott des Municipales et Législatives 2020

Et recrute tous les jours

Oui, moi j’aime cette mort

Où il n’y a aucun ministre, ni aucun chef d’État

Elle chérit l’homme d’affaires

Comme elle aime le mendiant

La mort réserve au banquier, le même sort qu’au chômeur

C’est pourquoi j’aime la Grande Faucheuse

Et que la mort est mon amie

C’est mon Dernier Amour. La meilleure des épouses

Elle a promis qu’un jour, elle me prendra aussi

Et mentir la répugne

Prends-toi pour qui tu veux

Donne-toi de l’importance

Aime-toi plus que les autres.

Et couvre toi d’arrogance

La mort te réservera le sort de l’animal

Car elle nous réduit à ça, ne fait aucune différence

La mort ne hait personne

Pour approfondir :   [Tribune] Armand Noutack : « On n'a pas absolument besoin d'un poste au sein du parti pour militer pour un Cameroun nouveau »

Le monarque comme la chèvre.

Le chien comme la princesse

Le gouverneur aussi

L’esclave comme le maître

Elle les conduit tous

Au même terminus

C’est la balance ultime

La dernière certitude

Je ne sais qu’une chose, c’est que je mourrai

Vérité implacable, mais qu’il vaut mieux connaître

Quand l’homme aura compris

Que devant ce sinistre procureur L’ethnie ne veut rien dire

La tribu n’a pas de sens

Et que le sang du Blanc est rouge, comme celui du Rouge

La folie cessera

Claude Wilfried Ekanga Ekanga

( Le verre à moitié vide )


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