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TPI de Yaoundé : Des manœuvres tribales dénoncées dans la procédure contre les  » marcheurs  » du MRC

Maurice Kamto Marchant a Douala

Dans une sortie ce 26 février en guise de compte-rendu de l’audience de quinze (15) prévenus du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ce 25 février au Tribunal de 1ère instance, le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack dénonce une machination du pouvoir, visant à faire à croire à travers le procès en cours que le MRC est un parti uniquement composé de Bamilékés.

                                 Maurice Kamto Marchant a Douala
Maurice Kamto et Christian Penda Ekoka lors des marches du 26 janvier – (c) DR

« Ce procès et ceux à venir ont un objectif sordide voilà pourquoi rien n’a été épargné en terme de violation de droits de personnes innocentes arrêtées !  elles sont là pour qu’une sordide conspiration prospère! Un plan machiavélique dont le but est que les listes de noms soient des noms dont la lecture doit créer une gêne et créer le malaise sur la composition tribale ou ethnique du MRC » s’indigne Olivier Bibou Nissack.

Selon le porte-parole du président du MRC, tout a été mis en œuvre pour filtrer tous les manifestatant arrêtés, afin de n’avoir à la fin que des personnes originaires de la même région, l’Ouest du Cameroun, en occurrence. « (…)pourquoi sur les 126 personnes interpellées abusivement ce « MBARGA » et nombre d’autres militants du MRC dont les noms avaient la même consonance que lui n’ont-ils pas été retenus ? Avaient-ils ce « MBARGA »et les autres, les « bons noms » qui épargnent de l’arrestation tandis que les autres avaient les « mauvais noms » qui prédisposent aux arrestations arbitraires ? », se questionne-t-il.  

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« Les quelques non bamiléké qui ont finalement été retenus ne sont-ils pas là uniquement pour faire bonne figure et donner le change ? », relate Bibou Nissack qui rapporte la « déposition à la barre de monsieur NGONO, qui s’est entendu demandé par son enquêteur au Commissariat Central numéro un la chose suivante : 《Qu’est-ce-que tu fais dans les affaires des bamiléké?》 », revèle l’homme politique.

Pourtant, poursuit-il « Des personnes ont premièrement été arrêtées en relation avec la marche blanche du 26 janvier. Elles étaient alors originaires de toutes les régions du Cameroun. Ensuite, grâce aux questions systématiques de la police sur les origines tribales et ethniques des interpellés, un tri sélectif a été fait pour que soient majoritairement gardées les personnes correspondants au « profil ethnique » visiblement recherché. », insiste Olivier Bibou Nissack qui accuse le régime de Yaoundé de mettre ce plen en marche pour justifier sa cabale contre Maurice Kamto et le MRC.

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