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Répartition des fonds du Covid-19 : Jean Lambert Nang s’en prend violemment à Sismondi Barlev Bidjocka

Jean Lambert et Sismondi

Le journaliste dans un texte publié sur sa page Facebook le 4 aout 2020, reproche à son confrère d’avoir accusé sans preuve, le ministre de la Communication de détournement de la somme de 7 milliards de FCFA allouée au combat contre le coronavirus.

Jean Lambert et Sismondi
Jean-Lambert Nang et Sismondi Barlev (c) Droits réservés

Mettant en doute sa casquette de journaliste, l’ancien responsable du service des sports à la télévision publique nationale CRTV critique avec véhémence la méthode journalistique adoptée par le promoteur de RIS Radio.

« Qu’il me plaise de rappeler à l’auteur du pamphlet accusateur que le journalisme n’est pas un pis-aller et ne saurait être la poubelle de tous les désœuvrés qui cherchent de la pitance par des dénonciations calomnieuses, la délation, l’avilissement des personnalités et toutes sortes d’attaques à gage », écrit Jean-Lambert Nang.

Lebledparle.com vous propose l’intégralité de ce texte.

À CEUX QUE LE DIABLE ÉCARTE DU DROIT CHEMIN…

Un certain monsieur Barlev Bidjocka s’est fendu d’un brûlot ici même, pour pourfendre le ministre René-Emmanuel Sadi, de la Communication.

À en croire celui qui se dit journaliste, M. Sadi aurait commis des sbires pour le molester, parce qu’il l’aurait, grâce à ses sources, dénoncé parmi les prévaricateurs du Fonds spécial Covid-19 : une belle bagatelle de 7 milliards de nos francs aurait fini sa course dans ses poches ! En clair, le journaliste a partagé l’information avec ses auditeurs que René-Emmanuel Sadi, pour qui il avait tant d’admiration, il n’y a pas longtemps n’est qu’un vulgaire voleur, comme le sont tous les autres membres du gouvernement qu’il ne respectait pas déjà.

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Bidjocka, poursuit que, convoqué chez le ministre Sadi et pressé de rétablir l’accusé dans son droit et son honneur, il a jugé bon de s’en remettre préalablement à son « informateur » dont il préserve l’anonymat et l’honneur. Et on comprend bien que c’est lui le commanditaire de ses diatribes.

Le décor ainsi planté, qu’il me plaise de rappeler à l’auteur du pamphlet accusateur que le journalisme n’est pas un pis-aller et ne saurait être la poubelle de tous les désœuvrés qui cherchent de la pitance par des dénonciations calomnieuses, la délation, l’avilissement des personnalités et toutes sortes d’attaques à gage.

Le journaliste n’est pas un pistolet qui, le doigt permanemment sur la gâchette, se tient prompt à flinguer quiconque lui est désigné, contre quelques dollars…

Le journalisme est un métier noble et ce n’est nullement une vue de l’esprit qu’on le qualifie de « plus beau métier du monde » ! Parce qu’il a des règles et une déontologie que l’on acquiert dans les écoles de formation. Parce qu’il a des interdits pour le professionnel, qui doit en faire un bréviaire. Un journaliste, ça n’écrit pas ni ne parle pas sans apporter la preuve de sa soutenance, ça ne ment pas, ça ne diffame pas, ça respecte la liberté et les droits de ceux contre qui il écrit et de ceux qu’il informe. Et quand il arrive qu’il se trompe sur les faits, la loi lui a aménagé une porte de sortie honorable.

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Comment dès lors comprendre que bien que le Premier ministre ait publié la répartition du Fonds spécial COVID-19, où on peut lire en gras que le MINCOM recevra 420 millions de francs CFA, M. Bidjocka ait passé des heures sur sa radio à claironner que M. Sadi a perçu 7 milliards ? Si ce n’est pas une faute lourde en journalisme, avec des répercussions inimaginables, qu’est-ce que c’est ?

Un principe simple guide le bon journaliste : la vérification des informations, le fameux cross-checking…

Il y a une grande filouterie des consciences à toujours recourir au peuple et le prendre à témoin une fois que votre forfaiture est démasquée. Nul n’est dupe. Les faux journalistes qui écument les médias camerounais aujourd’hui doivent cesser de se comporter comme des gangsters.

Ils sont un mal pour notre jeune démocratie dont ils gangrènent tous les sarments. Aussi devient-il difficile, pour quiconque s’est dévoué à apprendre les canons de ce métier de s’afficher sous cette bannière. Dire en public, au Cameroun, que l’on est journaliste, c’est courir le risque de perdre en respectabilité et en honorabilité, tant la profession est malade, dévoyée, pourrie.

Jean Lambert Nang


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