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Christian Bomo Ntimbane :  « Si le gouvernement voulait vraiment combattre l’homosexualité, il devait condamner toute personne dénoncée après expertise médiacle »

Bomo Nti

L’arrestation du dénommé Shakiro homosexuel assumé, a replacé cette problématique sensible au cœur des débats dans notre pays. Du coup, plusieurs intellectuels, hommes politiques et personnalités publiques y vont de leurs analyses.


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Christian Bomo Ntimbane (c) Droits réservés

L’avocat camerounais résidant en France Christian Bomo Ntimbane estime que la décision d’écrouer le transgenre Shakiro n’émane guère d’une volonté de tordre le cou aux pratiques homosexuels au Cameroun. D’après lui, l’Etat procède par cet acte, à une politisation de la transidentité. Lebledparle.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la sortie épistolaire du membre de la société civile.

Les arrestations ces derniers temps des personnes accusées d’homosexualité au Cameroun n’ont rien à voir avec l’envie d’en découdre avec ce phénomène ou de faire respecter notre loi.

C’est de la manipulation et de l’instrumentalisation des émotions du peuple camerounais, reconnu très hostile à cette pratique.

Si le gouvernement voulait vraiment combattre l’homosexualité, la loi camerounaise ne devait pas se limiter à condamner le flagrant délit de l’homosexualité, (car c’est pratiquement impossible de surprendre des individus en plein acte) , mais de condamner toute personne dénoncée comme pratiquante de l’homosexualité, après expertise médicale comme on le fait souvent dans certains cas.

Il n’y a donc aucune volonté réelle du gouvernement de réprimer l’homosexualité. Au Cameroun, la loi fait échapper tous ceux qui pratiquent l’homosexualité tant qu’ils n’ont pas été découverts en plein rapport sexuel. On n’arrête donc pas une personne parce qu’elle est homosexuelle au Cameroun, mais plutôt parce qu’elle a été surprise en plein rapport avec une personne de même sexe.

La preuve, des homosexuels dénoncés et reconnus comme tels circulent librement. En effet, depuis l’arrivée de Biden au pouvoir aux États-Unis, le régime est sous pression. Le Secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a été clair : la guerre civile dans les zones anglophones du Cameroun sera une priorité américaine en Afrique. Ce qui veut dire que le spectre de la Cpi plane sur les auteurs directs ou indirects des crimes de guerre et contre l’humanité commis dans le Noso.

Le régime a donc besoin de résoudre autour de lui le peuple camerounais, créer une sorte d’union sacrée pour résister, en laissant croire que la pression américaine viendrait du fait que les démocrates au pouvoir, très protecteur des LGBTQ, le combattrait parce qu’il lutte contre l’homosexualité. C’est de la même manière qu’il manipule au nom d’un pseudo panafricaniste, le sentiment antifrançais lorsqu’à chaque fois, certains dirigeants français appellent  au respect des règles démocratiques et des droits de l’homme dans notre pays.

Et à chaque fois le peuple tombe dans cette nasse émotionnelle, qui permet au pouvoir de raviver sa popularité perdue. Moi, je ne tomberais pas dans ces manipulations politiciennes du régime de Yaoundé en difficulté, qui ne visent pas à combattre véritablement l’homosexualité, mais à se servir des homosexuels de la classe des pauvres, pour manipuler en sa faveur le peuple camerounais.

Bien évidemment, l’homosexualité est un péché dans ma foi. En tant que prédicateur de la parole, j’exhorte les hommes à abandonner cette pratique.

 

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